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Quand Mélenchon se voit devenir le Premier ministre de Macron

Refusant une nouvelle fois de donner une consigne de vote pour le second tour de l'élection présidentielle, le candidat de la France insoumise s'est tourné vers les élections législatives. Confiant pour la victoire, il s'imagine déjà forcer Emmanuel Macron à la cohabitation.

Il y a une semaine, il accueillait le verdict des urnes de manière glaciale. Sept jours après son élimination au premier tour de l'élection présidentielle au profit d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon était ce dimanche soir l'invité du 20 Heures de TF1. L'occasion de préciser un peu plus sa position avant le second tour, voire de donner finalement une consigne de vote?

Voter FN? Une "terrible erreur"

"Il n'y a pas d'ambiguïté dans ma position (...) Ma position, ce n'est pas 'ni ni', je ne voterai pas Front national, je combats le Front national, et je dis à tous ceux qui m'écoutent: ne faites pas la terrible erreur de voter Front national", a tout d'abord martelé le représentant de la France insoumise.

"Ceux qui favorisent Madame Le Pen, sont ceux qui votent Madame Le Pen, est-ce assez clair?" a-t-il ensuite ajouté. 

"La partie n'est pas finie"

Refusant donc, une nouvelle fois, de dire s'il votera "blanc" ou pour "Emmanuel Macron", Jean-Luc Mélenchon s'est ensuite adressé à ce dernier. Tout d'abord avec un avertissement: "La partie n'est pas finie", a ainsi déclaré l'eurodéputé, tourné vers les élections législatives. Une nouvelle bataille électorale à laquelle l'élu se dit déjà "prêt": "Je vais mener moi-même la manoeuvre", et où il pourrait lui-même être de nouveau candidat.

"La question est à l'étude", a-t-il simplement annoncé ce dimanche soir.

Confiant en la capacité de la France insoumise de remporter la majorité à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon s'est projeté comme un futur "d'une nouvelle cohabitation majoritaire". Et donc comme Premier ministre d'Emmanuel Macron? "Il faudra bien qu'il s'y fasse."

Macron devrait "retirer" sa réforme du code du travail

Sur un ton plus apaisé, l'homme qui a recueilli près de 7 millions de suffrages au premier tour a finalement adressé "un conseil" au patron d'En Marche!.

"Au lieu de m'insulter, pourquoi ne ferait-il pas un geste (envers les Insoumis et électeurs de Jean-Luc Mélenchon, NDLR)?" s'est-t-il interrogé, avant de poursuivre: "Il pourrait leur dire 'je vous ai compris, je retire la réforme du code du travail'. Il faut faire quelque chose Monsieur Macron, vous ne pouvez pas vous contenter de venir et de dire 'je veux un vote d'adhésion'."

Sans quoi, conclut le leader de la France Insoumise, Emmanuel Macron prendrait alors "des risques".

Jé. M.