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Pierre Laurent: "Macron pense que la précarisation du salariat est l'avenir de notre société"

Alors que la banque est impliquée dans le scandale Panama Papers, Pierre Laurent a demandé sur BFMTV et RMC que "des poursuites judiciaires soient entreprises contre la Société Générale. (...) L'Etat doit prendre ses responsabilités". Le directeur général de la banque Frédéric Oudéa pourrait être poursuivi pour faux témoignage. Ce dernier avait affirmé sous serment, lors d'une audition en 2012, que sa banque avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, ainsi que dans les Etats jugés non coopératifs, comme Panama.

"On sous-estime le problème (Panama Papers), c'est le coeur du système mondial" puisque "environ 10% de la richesse mondiale est abritée dans les paradis fiscaux", a jugé le secrétaire national du Parti communiste. Frédéric Oudéa, a lui-même défendu mercredi sa banque, citée dans l'enquête "Panama Papers", après la demande de transparence du ministre des Finances Michel Sapin.

Laurent étrille Macron

Pierre Laurent a aussi été questionné sur la prochaine présidentielle mais aussi sur l'offensive du ministre de l'Economie Emmanuel Macron qui vient de lancer son mouvement politique. Sans surprise, le patron du PC ne voterait pas en faveur du locataire de Bercy. Surtout, il estime que Emmanuel "Macron pense que la précarisation du salariat est l'avenir de notre société. (...) Ses idées conviennent très bien à une partie de la droite."

"Le ni de droite ni de gauche est une mode que Macron enfourche et qui est toujours le masque de ceux qui finiront à droite", a-t-il ajouté. La nouvelle formation du ministre de l’Economie se définit comme allant au-delà des clivages gauche-droite, un choix que le sénateur n’a pas approuvé. L'ancien rédacteur en chef du quotidien L'Humanité a étrillé au passage un "gouvernement qui prétendait être de gauche", mais qui porte des idées proches d’"une partie de la droite et des intérêts financiers". 

S.A.