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Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon vont-ils se rabibocher?

Jean-Luc Mélenchon (PG) et Pierre Laurent (PCF) vont tenter de "clarifier" la situation du FG

Jean-Luc Mélenchon (PG) et Pierre Laurent (PCF) vont tenter de "clarifier" la situation du FG - -

Alors que le Front de gauche est "très mal en point" à la veille d'échéances électorales, les représentants de ses deux principales composantes, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (PG), se rencontrent vendredi "pour clarifier la situation".

"C'est surtout Jean-Luc Mélenchon qui ne souhaite pas me parler". Interviewé la semaine dernière sur BFMTV, Pierre Laurent ne cachait même plus la brouille qui divise le Front de gauche.

En cause: les élections municipales où, dans plusieurs villes dont Paris, le parti communiste a décidé de s'allier avec le parti socialiste. "Avec de tels amis, nous n'avons plus besoin d'ennemis. Le Front de gauche est en lambeaux", commentait alors Jean-Luc Mélenchon sur son blog.

Mais vendredi, les deux hommes pourraient se réconcilier. Pierre Laurent donc (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (PG) se rencontrent "pour clarifier la situation".

"Clarifier les choses"

Depuis août dernier et les universités d'été, où les deux hommes s'étaient affrontés par presse interposée, les deux leaders ne se sont pratiquement pas adressé la parole. Depuis, les rapports se sont envenimés avec la question des municipales et le PG a même suspendu sa participation au parti de la gauche européenne, qui venait de réélire à sa tête Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

La rencontre de vendredi devrait "clarifier les choses", selon Jean-Luc Mélenchon. Il y met toutefois deux lignes rouges. "D'abord, la confusion doit cesser. Le sigle Front de Gauche ne peut sous aucune forme être associé aux listes du PS", écrit-il sur son blog.

"Ensuite, cette situation ne doit plus se reproduire dans l'avenir. Pour cela, il y a un moyen simple: le vote de tous les électeurs du Front de Gauche qui le souhaitent", propose-t-il.

"On va essayer de la dépasser, mais sinon... "

"On sait qu'on ne reviendra pas sur les décisions d'alliance" aux municipales, explique Eric Coquerel, secrétaire national du PG, "mais l'objectif est de dire qu'on ne peut pas continuer comme cela".

"On veut que le Front de gauche continue", ajoute-t-il, "mais qu'il ait un sens, qu'il ne soit pas juste une étiquette". "Il faut une règle qui nous garantisse qu'on repart sur une stratégie", estime-t-il.

"Il faut ériger des règles de bonne conduite sur les municipales", demande Eric Coquerel, pour qui la question de l'utilisation du logo Front de gauche est un "acte fort".

Pour Jean-Luc Mélenchon, la situation que connaît le Front de gauche est "grave". "On va essayer de la dépasser, mais sinon... Je ne peux pas vider la mer avec mes mains, je peux pas tout faire contre l'avis de tout le monde. Si c'est ça la vie et bien ce sera sans moi", a-t-il prévenu sur RTL mercredi.

Hélène Favier avec AFP