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Interrogée sur le départ de Guénolé de LFI, Aubry regrette "qu'on donne de la valeur à ses paroles"

Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise, le 19 avril 2019

Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise, le 19 avril 2019 - Capture d'écran BFMTV

Invitée de notre antenne, la tête de liste insoumise a dit regretter que l'ancien politologue, accusé de harcèlement sexuel sur une étudiante, se défende en attaquant violemment Jean-Luc Mélenchon et son mouvement.

En difficulté dans les sondages, La France insoumise cherche à s'extirper des turbulences causées par le départ brutal de Thomas Guénolé. Ce vendredi sur notre antenne, la tête de liste de LFI pour les élections européennes, Manon Aubry, a dit regretter le geste de l'ancien politologue, par ailleurs accusé de harcèlement sexuel.

"Thomas Guénolé a préféré publier une tribune au vitriol contre La France insoumise, (...) je crois que c'est malheureusement la défense d'un homme acculé", a déclaré l'ex-porte-parole d'Oxfam France, qui déplore que les médias donnent "de la valeur" aux paroles de l'intéressé.

Expulsé de la liste?

Le matin sur RTL, la candidate LFI avait affirmé que Thomas Guénolé s'était "retiré lui-même" de la liste, où il pointait à la 14e place, désormais occupée par l'écologiste Sergio Coronado.

Un propos auquel l'ex-politologue a réagi sur Twitter, écrivant qu'il s'agissait d'un "mensonge". Difficile de savoir si, dans son propos, Manon Aubry indiquait simplement qu'en accablant La France insoumise, Thomas Guénolé s'était implicitement sorti de la liste et du mouvement. 

Agacement

Interrogée sur le procès en autoritarisme régulièrement intenté contre Jean-Luc Mélenchon et ses méthodes de gestion de LFI, Manon Aubry a cherché à clore le débat. 

"Ça fait trois mois que je fais de la politique, (...) ça fait trois mois qu'à chaque interview, on me pose une question sur le côté autoritaire de La France insoumise, sur Jean-Luc Mélenchon", s'est-elle agacée.

Et la candidate d'affirmer que les 16 premiers de la liste insoumise (dont faisait partie Thomas Guénolé) se réunissaient chaque semaine pour décider du déroulement de la campagne, sans que le chef ne s'immisce dans le processus. 

Jules Pecnard