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Violences à l'école: Florian Philippot veut "responsabiliser les parents"

Le président des Patriotes était ce vendredi matin l'invité de Bourdin direct pour RMC et BFMTV.

"Ce qu'il s'est passé est extrêmement choquant." Près d'une semaine après l'agression d'une professeure à Créteil braquée à l'aide d'un pistolet factice, le gouvernement a dévoilé ce vendredi les contours de mesures qu'il annoncera mardi prochain pour lutter contre les violences à l'école. Pour Florian Philippot, invité ce vendredi matin de Laurent Neumann pour BFMTV et RMC, il s'agit avant tout d'un problème de "société" plus que de l'Éducation nationale.

Pour le soutien "systématique" de l'Éducation nationale

"Il y a deux choses", déclare le président des Patriotes: "Oui, il faut mettre des policiers, oui il faut sécuriser les établissements les plus dangereux, tout le monde sera d'accord là-dessus et il y a eu des expériences positives." Mais ce n'est pas suffisant, selon notre invité:

"Il faut le soutien systématique de la hiérarchie de l'Éducation nationale" en cas d'agression ou de menaces, une référence au mouvement #pasdevague sur les réseaux sociaux. "C'est extrêmement révélateur, et j'invite tout le monde à lire les témoignages des enseignants à qui on a demandé de ne pas en parler."

Supprimer les allocations familiales?

Pour l'ancienne figure du Front national (devenu Rassemblement national depuis), la situation ne peut s'améliorer à l'école si elle ne s'améliore pas à la maison. "L'école, se prend en pleine figure, en réalité, l'utraviolence de la société ainsi qu'une sorte de démission des parents", juge-t-il. Avant de plaider pour une "responsabilisation des parents", qui pourrait passer, selon lui, par des sanctions financières comme la suppression dans certains cas des allocations familiales, une proposition portée depuis longtemps par certains membres des Républicains ou Marine Le Pen:

"Les allocations familiales c'est pour fonder une famille, et l'éduquer. Si ce n'est pas fait, effectivement ils ne devraient pas avoir le droit, en situation de récidive, aux allocations familiales", estime Florian Philippot avant d'évoquer un nouveau "problème de société".

"Les parents démissionnaires, stop"

"Il y a quelque temps quand un élève recevait une punition, quand il rentrait à la maison il s'en prenait une deuxième. Aujourd'hui, ce n'est plus vraiment ce qu'il se passe, maintenant un parent d'élève a tendance à venir à l'école dire au professeur 'il n'a rien fait mon petit ange il faut annuler la punition'."

"Je crois que les parents démissionnaires, stop, cela a un impact sur toute notre société", ajoute notre invité. Avant de conclure: "Il serait peut-être un petit peu temps de revaloriser le travail des enseignants, qui sont parmi les moins bien payés d'Europe."

Jé. M.