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Régionales: Jean-Marie Le Pen candidat en Paca

Jean-Marie Le Pen est actuellement conseiller régional en Paca

Jean-Marie Le Pen est actuellement conseiller régional en Paca - Fred Dufour - AFP

Le président d'honneur du Front national a annoncé, ce dimanche 12 janvier, sa candidature comme tête de liste du parti aux élections régionales en Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Il estime être "la meilleure locomotive" du FN pour ce scrutin prévu pour la fin 2015.

Le timing laisse songeur. Alors que les Français défilaient dans des manifestations aux quatre coins de l'Hexagone pour exprimer leur soutien aux 17 victimes des attentats terroristes, Jean-Marie Le Pen a choisi, ce dimanche 11 janvier, d'officialiser sa candidature pour les prochaines élections régionales.

Le président d'honneur du Front national a ainsi annoncé qu'il serait tête de liste du parti lors du scrutin pour la région Paca (Provences-Alpes-Côte d'Azur), à l'occasion d'une conférence de presse à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône.

"J'ai pour ma part accepté selon le voeu unanime de nos élus d'être candidat en tête de liste et d'accepter de prendre cette responsabilité" pour cette élection prévue fin 2015, a déclaré Jean-Marie Le Pen.

"La meilleure locomotive"

Conseiller régional en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, le président d'honneur du Front national avait déjà laissé entendre qu'il souhaitait mener la liste de son parti lors des régionales, jugeant par exemple dans le site d'information Marsactu être "la meilleur locomotive" pour ces élections.

Sa petite-fille, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, dont l'éventuelle candidature avait un temps été évoquée, s'était auparavant dite prête à laisser la tête de liste FN aux régionales en Paca à son grand-père s'il voulait se représenter.

Jeudi, le président PS de Paca depuis 1998, Michel Vauzelle, avait de son côté annoncé son intention de ne pas briguer un nouveau mandat, laissant son parti dans une situation délicate avant les prochaines élections régionales.

"Je ne suis pas Charlie"

Avant cette annonce qui arrive donc au beau milieu d'une journée de manifestation à la mémoire des victimes des attentats, Jean-Marie Le Pen avait pris ses distances vis-à-vis de la mobilisation générale autour de Charlie Hebdo. "Je ne suis pas Charlie", avait-il lancé samedi, en déplorant néanmoins "la mort de douze compatriotes". "Je ne me sens pas du tout l'esprit de Charlie. Je ne vais pas, moi, me battre pour défendre l'esprit de Charlie qui est un esprit anarcho-trotskyste parfaitement dissolvant de la moralité politique", avait développé Jean-Marie Le Pen sur son journal de bord vidéo publié sur Internet.

Il avait également dénoncé la marche républicaine de ce dimanche "orchestrée par les médias". Une marche à laquelle le Front national n'avait pas été convié et à laquelle ont participé la quasi-totalité des partis politiques, syndicats, associations ainsi qu'une cinquantaine de chefs d'Etat.

J.M. avec AFP