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Européennes: Juppé, Raffarin et Bayrou reçus par Macron à l'Elysée

Emmanuel Macron et Alain Juppé le 16 juin 2016 à Villepinte.

Emmanuel Macron et Alain Juppé le 16 juin 2016 à Villepinte. - PATRICK KOVARIK / AFP

La stratégie en vue du premier tour des européennes se prépare, à six mois du scrutin.

Le rapprochement se poursuit. Alors qu'il ne cache plus le bien qu'il pense du projet européen d'Emmanuel Macron, Alain Juppé a été reçu une nouvelle fois à dîner à l'Elysée. Comme le rapporte L'Opinion ce mercredi, le maire de Bordeaux a retrouvé mardi soir le chef de l'Etat, mais aussi plusieurs personnalités de droite et du centre: François Bayrou et Marielle de Sarnez pour le MoDem, Jean-Pierre Raffarin pour LR (mais très critique à l'encontre de la direction de son parti), et Franck Riester, le néo-ministre de la Culture et président d'Agir, fondé avec des anciens des Républicains. Tous étaient réunis autour d'un seul but: évoquer la stratégie à tenir pour le premier tour des élections européennes, en mai prochain.

Un premier dîner avec Juppé en octobre

"Je ne suis candidat à rien, mais je ne resterai pas silencieux", avait affirmé Alain Juppé mi-octobre. Il tient donc sa promesse, et martèle depuis des semaines son inquiétude autour du scrutin à venir. "Je ne veux pas que les européennes se transforment en référendum pour ou contre Macron", a-t-il dit le 24 octobre sur BFMTV, reprenant la formule de Jean-Luc Mélenchon. Se prononçant en faveur d'une liste élargie autour du chef de l'Etat, il avait ce soir-là été reçu pour un premier dîner par Emmanuel Macron. Sa position officielle n'est pas encore connue, il a précisé vouloir se prononcer après avoir lu les programmes de tous les candidats.

Son ancien camarade de LR, Jean-Pierre Raffarin, temporise lui aussi. D'autant plus qu'il a annoncé il y a plusieurs mois qu'il remettrait en question son appartenance au mouvement de Laurent Wauquiez d'ici à la fin de l'année 2018.

Aucun mystère en revanche autour de la position de Franck Riester, depuis sa nomination au gouvernement. Quant à François Bayrou, qui chuchote régulièrement à l'oreille du président mais n'hésite pas à critiquer la ligne ou l'action du gouvernement, il a fait savoir qu'il ne souhaitait pas être tête de liste, ni même candidat aux européennes. Son parti devrait cependant bien accompagner LaREM sur une liste élargie, dont on ignore encore par qui elle sera conduite. 

Charlie Vandekerkhove