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Européennes: Asselineau lance sa campagne en faveur d'un "Frexit"

Le président de L’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, le 5 avril 2017 à Paris

Le président de L’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, le 5 avril 2017 à Paris - ERIC PIERMONT, AFP/Archives

François Asselineau promet des "personnalités d'ouverture" sur sa liste pour les élections européennes.

L’Union populaire républicaine (UPR) s’est réunie samedi autour de son président François Asselineau, qui conduira une liste "pro-Frexit" aux élections européennes de mai 2019 après avoir défendu la sortie de la France de l’UE à la présidentielle.

Un millier de personnes s’est rassemblé pour cette "université d’automne" de l’UPR, bien guidé par les nombreuses affiches placardées sous les ponts, comme dans tout l’Hexagone. Dans une ambiance bon enfant, le président de l’UPR a débattu avec le démographe Emmanuel Todd. Le débat était animé par un "militant actif" de 17 ans qui n’est autre qu’Aurélien Enthoven, fils du philosophe Raphäel Enthoven et de Carla Bruni-Sarkozy, muni d’une autorisation parentale.

Lors de la présidentielle de 2017, François Asselineau énarque et inspecteur des Finances n'avait recueilli que 0,92% des voix. Cet ex-membre de cabinet de droite des gouvernements Balladur (1993-1995) et Chirac (1995-1997) puis du RPF de Charles Pasqua, a tenté de démontrer, article par article, la nécessité pour la France de sortir des traités européens.

"Personnalités d'ouverture"

Créé en 2007, l’UPR compte "32.000 adhérents" dont "21.000 à jour de cotisation", "10.000 de plus" depuis la présidentielle. Les drapeaux de l’ONU, de la France et de la Francophonie trônent dans le bureau de son président, dans le siège fraîchement inauguré dans le XIe arrondissement de Paris.

Intarissable citeur de De Gaulle, François Asselineau a déconstruit méthodiquement cette "idéologie" supranationale bruxelloise. "L’avenir de la France passe beaucoup plus par ses liens avec les pays du Sud, du Maghreb et de l’Afrique, de même que l'avenir du Royaume-Uni passe plus par ses liens avec les pays du Commonwealth, et l’Allemagne avec le monde turcophone", a-t-il expliqué à l’AFP.

Il a promis des "personnalités d’ouverture" sur sa liste, sans dévoiler de noms et sest réjouit qu’Emmanuel Macron ait ordonné le retour à un mode de scrutin national, ce qui "va permettre un vrai débat". Il compte sur le Brexit, prévu le 29 mars à deux mois du vote, pour démystifier la déconstruction de l'UE.

L'appel de Philippot rejeté

Aux européennes, une liste doit réaliser au moins 5% pour être admise à la répartition des sièges, et au moins 3% pour voir ses frais de campagne remboursés. Or, un sondage publié le 13 septembre crédite l’UPR de 1% d’intention de vote pour les européennes, et 1,5% pour les Patriotes de Florian Philippot qui s'est fixé comme priorité également le "Frexit".

Mais François Asselineau a rejeté l'appel du pied de l'ex-lieutenant de Marine le Pen qui a assuré à l'AFP qu'il conduirait bien une liste en 2019 pour les Européennes.

G.D. avec AFP