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Le groupe écologiste en Ile-de-France se dirige "vers une scission"

Mounir Satouri, président du groupe EELV à la région Ile-de-France, annonce la possible "scission" du groupe.

Mounir Satouri, président du groupe EELV à la région Ile-de-France, annonce la possible "scission" du groupe. - Patrick Kovarik - AFP

Le président du groupe écologiste à la région Ile-de-France annonce que le groupe se dirige "vers une scission".

Les mauvaises nouvelles s'accumulent chez les écologistes. Le groupe EELV du conseil régional d'Ile-de-France se dirige "vers une scission", a annoncé son président Mounir Satouri mercredi.

Une annonce qui intervient après le départ du parti d'une vice-présidente régionale, Laure Lechatellier. "Je quitte également la tête de liste dans les Hauts-de-Seine et me retire totalement de la liste (menée par Emmanuelle Cosse pour les régionales de décembre), c'est une histoire de loyauté et d'honnêteté politique", a-t-elle déclaré. 

Cette proche de Jean-Vincent Placé, qui a lui claqué la porte d'EELV fin août, explique sa décision par "l'esprit d'ouverture qui tend à disparaître chez EELV" et par "le climat délétère" qui règne dans le parti. "Je suis devenue perplexe sur les prises de position de plus en plus à gauche", a-t-elle ajouté, assurant que "d'autres élus régionaux sont en réflexion avec ce parti".

"Je pense qu'il y aura d'autres départs"

"Je pense qu'il y aura d'autres départs. Je pense qu'on va vers une scission", a confirmé Mounir Satouri. "Jean-Vincent Placé (qui est conseiller régional, ndlr) a envie de se constituer un groupe", ce qui nécessite cinq élus minimum.

"Navré", Mounir Satouri trouve "lamentable" cette scission "du plus grand groupe écologiste" dans une collectivité (51 élus) "à deux mois de la fin de la mandature, sur un bilan dont aucun élu n'a à rougir". "Rien à mes yeux ne peut justifier cette scission en Ile-de-France, surtout pas les questions stratégiques vu que nous avons voté hier soir l'autonomie" et refusé de s'allier avec le Front de Gauche, a-t-il poursuivi.

Pour lui, c'est "une marque de manipulation qui ne tend qu'à une chose: aller négocier des places éligibles sur la liste de Claude Bartolone", candidat du PS et du PRG. "J'ai de plus en plus l'impression d'une manoeuvre concertée pour nous affaiblir, tant au PS qui nous traite de gauchistes que chez (Jean-Luc Mélenchon) qui nous dit à la botte du PS: ils veulent étouffer tout ce qui se trouve au centre", a estimé Mounir Satouri. "Dans cette situation, nous allons porter haut l'écologie politique. La guerre des gauches ne nous concerne pas", a-t-il conclu.

A. K. avec AFP