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Départ de Batho: les Verts hésitent, mais restent au gouvernement

Noël Mamère, député EELV de Gironde, voit dans le limogeage de Delphine Batho "la goutte d'eau qui fait déborder le vase fêlé".

Noël Mamère, député EELV de Gironde, voit dans le limogeage de Delphine Batho "la goutte d'eau qui fait déborder le vase fêlé". - -

Après le limogeage de Delphine Batho, les écologistes du gouvernement ont décidé mardi soir de conserver leurs postes respectifs.

La réunion des Verts n’était pas encore terminée mardi soir, que la décision tombait déjà. Barbara Pompili, responsable du groupe parlementaire EELV à l'Assemblée, annonçait le verdict: malgré le désaccord des Verts sur le limogeage de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, "on reste", a-t-elle assuré en souriant aux caméras.

Depuis le début du quinquennat de François Hollande, Delphine Batho est la deuxième à être évincée d’un ministère de l’Ecologie. Avant elle, il y a d’abord eu Nicole Bricq, "réaffectée" en début de mandat, juste après les législatives de 2012.

Une décision de trop pour les Verts. "C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, affirme le député EELV Noël Mamère d’un ton désabusé. Et là, le vase commence à se fêler".

Les Verts sous "respiration artificielle" au gouvernement

Durant la journée de mardi, les cadres du parti ont pesé le pour et le contre d'un départ du gouvernement. Pour finalement décider de rester, en attendant les gages du président.

"Nous attendons à la rentrée, sur les grandes lois, notamment celle sur la transition énergétique, sur le budget, les engagements de ce gouvernement", a affirmé le secrétaire national Pascal Durand devant la presse mardi soir, rappelant qu'EELV attendait aussi du gouvernement "la volonté de faire en sorte que l’écologie soit prise en compte dans les transitions que ce pays doit mettre en œuvre très rapidement désormais."

Mercredi matin, Pascal Canfin a tout de même menacé d'un départ des ministres écologistes "s'il n'y a pas d'avancées rapides sur la transition écologique". Selon certains responsables écologistes, les Verts seraient sous "respiration artificielle" au gouvernement.

A. K. avec Mélanie Vecchio