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Plan autisme: Macron parle d'un "défi de civilisation" à relever

Emmanuel et Brigitte Macron accueillent de jeunes autistes à l'Elysée, le 6 juillet 2017.

Emmanuel et Brigitte Macron accueillent de jeunes autistes à l'Elysée, le 6 juillet 2017. - -

Le président de la République s'était engagé à faire du handicap l'une des priorités de son quinquennat. Le chef de l'Etat a réitéré avec force son implication, ce jeudi, à l'occasion de la mise en place du 4e plan autisme, lancé depuis l'Elysée.

Le handicap est l'une des priorités du quinquennat d'Emmanuel Macron. La concertation préalable à la mise en place du 4e plan autisme a été lancée en présence du chef de l'Etat, ce jeudi à l'Elysée. Sa femme, Brigitte Macron, qui tient à s'engager pour cette cause, était également présente. A cette occasion, le couple présidentiel a accueilli de jeunes autistes pour une visite des lieux.

"L'urgence du court terme"

Devant les participants de la rencontre, les enfants et leur famille, Emmanuel Macron a martelé sa détermination à faire bouger les choses. Evoquant l'autisme, et aussi d'autres situations de handicap ou de fragilité, Emmanuel Macron a estimé que "les sociétés contemporaines ont ce défi à relever, et en fait, plutôt un défi de civilisation". Selon lui, c'est dans "cette maison (NDLR, l'Elysée) que cela doit se faire". 

"Il y a en plus cette espèce d'articulation terrible, mais que nous devons ensemble réussir à embrasser, c'est l'urgence du court terme, parce que toute situation laissée sans solution est insupportable pour ceux qui les vivent et, c'est le long terme, que supposent ces combats parce qu'on sait qu'on ne les règlera pas en un jour", a-t-il détaillé.

Les portes de l'Elysée seront toujours ouvertes "pour débloquer des situations concrètes et mettre en œuvre ces principes", a-t-il assuré à ses interlocuteurs ajoutant "c'est notre dignité collective qui se joue aussi dans ce combat".

La concertation préalable à la mise en place du 4e plan autisme a pour objectif d'ici la fin 2017 de déterminer des mesures pour mieux diagnostiquer et prendre en charge les personnes atteintes de ce trouble neuro-développemental et accompagner les familles. Pendant six mois, entre juillet et décembre, des réunions préparatoires vont être organisées dans toute la France.

Le troisième plan autisme avait été doté de 205 millions d'euros pour la période 2013-2017.

Elise Maillard avec AFP