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L'affaire Trierweiler, Leonarda... Ces dossiers gênants qui ont émaillé le quinquennat Hollande

L'affaire Trierweiler, la polémique Leonarda, la déchéance de nationalité: les 5 ans de François Hollande au pouvoir ont été émaillés de couacs et de dossiers gérés parfois maladroitement par le chef de l'Etat.

Le quinquennat de François Hollande, qui s'achève dans moins de six mois, n'aura pas été de tout repos. Mois après mois, il a été émaillé d'incidents, de couacs de communication et de dossiers parfois mal gérés. 

> L'affaire Trierweiler

François Hollande élu en mai 2012, il est déjà temps de préparer les législatives. Quand soudain, sa compagne Valérie Trierweiler apporte son soutien au dissident Olivier Falorni contre Ségolène Royal à la Rochelle. L'affront est total, la polémique déclenchée: la mère des enfants de François Hollande perd face au dissident. Pour le chef de l'Etat qui désirait protéger sa vie privée, l'affaire tombe mal. En janvier 2014, la presse people lui prête une liaison avec l'actrice Julie Gayet. Les photos de François Hollande quittant l'appartement de la rue du cirque, où il la retrouve, font le tour du monde. Quelques jours plus tard, il annonce via un communiqué lapidaire la fin de sa relation avec Valérie Trierweiler.

Mais cette histoire poursuit le chef de l'Etat. En septembre 2014, l'intéressée publie Merci pour ce moment, un ouvrage aux airs de revanche dans lequel elle égratigne violemment François Hollande, relatant des épisodes inconnus du public comme celui des "sans-dents", qui se révèlent catastrophiques pour l'image du Président.

> L'affaire Leonarda

Le quinquennat démarre en fanfare. Nous sommes en octobre 2013, et Leonarda Dibrani, une collégienne de 15 ans scolarisée dans le Doubs, est contrainte de quitter son car scolaire par les forces de l'ordre. Elle rejoint sa famille, soumise à une obligation de quitter le territoire. L'expulsion fait polémique, et Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, est pris pour cible par la gauche et les associations.

Après cinq jours de polémique, François Hollande tente de clore l'affaire. Il campe sur les positions du gouvernement, affirmant que la loi a été "parfaitement respectée", tout en laissant à Leonarda la possibilité de rester en France. Mais la famille Dibrani, elle, n'est pas invitée à rester. Devant les caméras de télévision, l'adolescente impose une fin de non-recevoir au président. L'affaire vire au fiasco pour François Hollande.

> La déchéance de nationalité

C'est l'un des rares ratés de son quinquennat que François Hollande a dit regretter lors de son discours d'adieu, jeudi soir: la déchéance de nationalité. "Je pensais qu’elle pouvait nous unir alors qu’elle nous a divisés", a-t-il reconnu. Il la propose devant le Congrès, réuni exceptionnellement trois jours après les attentats du 13-Novembre 2015. La mesure est proposée par la droite, François Hollande y voit une opportunité de soutenir l'union nationale qu'il appelle de ses vœux après les tragiques événements qui ont bouleversé le pays.

Mais là encore, rien ne se déroule comme prévu: la mesure est juridiquement contestable, et politiquement, elle ne passe finalement ni à gauche ni à droite. François Hollande lui-même ne la soutenait pas, dans un entretien publié quelques mois plus tôt. Après quatre mois de débats interminables, François Hollande recule et renonce à convoquer à nouveau le congrès pour faire voter cette mesure.

> Le livre Un président ne devrait pas dire ça

Certains disent que c'est ce livre qui a précipité la chute de François Hollande. Dans Un président ne devrait pas dire ça, François Hollande se confie longuement aux deux auteurs, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. L'ouvrage est explosif tant il regorge de confidences sans filtre du chef de l'Etat sur sa vie privée, mais aussi de nombreux sujets de sociétés. Immigration, magistrats, femmes voilées, footballeurs, Parti socialiste… Les sujets sur lesquels le chef de l'Etat se lâche en privé ne manquent pas.

Ses proches n'en reviennent pas. Le manque de prudence, le ton employé, le temps passé avec les deux journalistes… Ils peinent à le défendre, certains évoquent un "suicide politique". Lui affirme que ses propos ont été "sortis de leur contexte". Une fois de plus, l'image du Président sort gravement écornée de cette affaire.

Ariane Kujawski