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Hollande à Bruxelles: "L'Europe ne peut pas avancer sans la France"

Le président François Hollande à Bruxelles, le 27 mai 2014.

Le président François Hollande à Bruxelles, le 27 mai 2014. - -

Depuis Bruxelles où il est en déplacement mardi, le président François Hollande a tenu à défendre la position française, réaffirmant que le vote FN enregistré dimanche ne devait pas être interprété comme la volonté des Français de sortir de l'Europe.

La score du Front national aux Européennes dimanche n'a pas affaibli la France au sein de l'Union Européenne. Tel est le message martelé par François Hollande lors d'un apparté avec les journalistes au cours de sa visite à Bruxelles. L'occasion pour le président français de se plier à un exercice de pédagogie du vote français, où le parti de Marine Le Pen est arrivé largement en tête.

"Le message (de ce vote, NDR) n'est pas de faire une politique contre l'Europe mais de faire une politique où les peuple se reconnaissent dans l'Europe", a-t-il défendu.

"L'Europe doit entendre ce qui s'est passé en France"

"Oui il y a un problème, mais ce n'est pas un problème qu'en France, et l'Europe doit entendre ce qui s'est passé en France", a-t-il poursuivi, estimant de nouveau qu'il était nécessaire que "l'Europe change". "Parce que si dans quelques années, l'Europe n'a pas répondu aux attentes, alors il y aura d'autres votes, en France comme ailleurs, qui s'exprimeront contre l'Europe", a-t-il prévenu.

"Mon rôle est de réorienter l'Europe, avec encore plus de force", a insisté François Hollande, des mots qu'ils avaient déjà tenus lundi soir lors de son allocution télévisée post-Européennes.

Pour Hollande, les Européennes n'ont pas affaibli la France

Mais, a-t-il tenu à tempérer, "la France n'est pas affaiblie. La France reste un grand pays (...) L'Europe ne peur pas avancer sans la France." Et malgré la cinglante défaite de la gauche française aux Europénnes, François Hollande entend peser de tout son poids sur la présidence de la Commission européenne. "Ce mandat de président de la commission doit être tourné vers la croissance, l'emploi et la transition énergétique. C'est parce que la France a eu ce vote (dimanche) que je me sens encore plus concerné par la réorientation de l'Europe", a-t-il plaidé.

S. C.