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Déclaration de candidature de Hollande: la fenêtre de tir se resserre

Alors qu'il dispose de la période du 1er au 15 décembre pour se présenter à la primaire de la gauche, François Hollande n'a plus que quelques dates possibles pour présenter sa candidature en 2017. Un exercice d'agenda très calculé.

Ses soutiens le pressent, les dates éventuelles se multiplient et le scénario se précise. François Hollande et ses proches jouent sur son agenda pour trouver le meilleur moment pour annoncer une nouvelle candidature à la présidentielle. Ce qui est certain, c'est que le président a une fenêtre de deux semaines, du 1er au 15 décembre, pour se déclarer en course pour la primaire.

Le président du groupe PS au Sénat et proche de François Hollande, Didier Guillaume, avait annoncé la date du 10 décembre, avec certitude. Il a ensuite été démenti mercredi par Stéphane Le Foll, autre membre de la garde rapprochée du président, qui a affirmé sur BFMTV et RMC ne pas croire que cette date ait été fixée.

Pour L'Opinion, cette annonce du 10 décembre avait vocation à calmer ceux qui pressent le chef de l'Etat d'accélérer le pas. Lui s'y refuse, par peur que cela ne soit pris pour un aveu de faiblesse. "Je n'accélérerai pas", maintient-il, cité par un proche dans Le Parisien de ce jeudi. 

1er, 5 ou 6 décembre

La vraie date de candidature, elle, reste un mystère. Mais le président n'a pas tant d'options que cela. D'après un conseiller élyséen cité par L'Opinion, sur la forme, François Hollande privilégie l'idée d'une annonce pendant un discours aux Français, plutôt que dans la presse. La première semaine de décembre, le chef de l'Etat doit multiplier les déplacements en France, tandis que le 30 novembre, puis les 2 et 3 décembre, il se rendra à l'étranger, en République tchèque puis aux Emirats arabes unis. 

D'après un autre de ses proches, il devrait se prononcer le 1er, le 5 ou le 6 décembre, rapporte Le Parisien. D'ici là, son équipe rapprochée épluche les déclarations de candidatures prononcées par ses prédécesseurs, avec une préférence pour celle de Jacques Chirac en 2002, "simple et chaleureuse", écrit le quotidien.

Charlie Vandekerkhove