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CAFE POLITIQUE – Quand Hollande recadre Ayrault, Estrosi prend un bain d'hiver

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Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'actualité politique. Au menu ce lundi: le recadrage de Matignon par l'Elysée, le bain hivernal de Christian Estrosi dans la Méditerranée et les désaccords grammaticaux de Delaunay et Bussereau.

> Entre l'Elysée et Matignon, rien ne va plus

Le torchon brûle entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Ces dernières heures, le chef de l'Etat a recadré le Premier ministre sur deux dossiers, depuis l'Amérique du Sud, où il était en déplacement, rapporte Le Figaro. Le chef de l'Etat a été tout particulièrement agacé par la diffusion du rapport sur l'intégration sur le site du Premier ministre, rapport qui préconise notamment le retour du voile à l'école et qui a créé une vive polémique ces derniers jours. Pareil document ne se serait jamais retrouvé "sur le site de l'Elysée", aurait ainsi lancé François Hollande à son entourage. Selon Le Figaro, le Premier ministre aurait également été recadré sur la question de la fiscalité, François Hollande ne voulant pas d'une réforme qui annule le travail fait depuis mai 2012 et qui pourrait mettre à mal sa popularité.

Mais les tensions entre le président de la République et le chef du gouvernement prendraient également une tournure plus "personnelle". Les proches de François Hollande estimeraient, en effet, que Jean-Marc Ayrault a tendance à "se prendre pour le président" et à ne "pas jouer collectif", en plus d'un côté autoritaire qui exaspère plusieurs ministres, cités par Le Figaro.

> Les homosexuels ne sont pas persécutés en Russie, selon Marine Le Pen

Invitée dimanche sur France 5 dans l'émission C Politique, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé que les homosexuels ne sont pas persécutés en Russie, à quelques semaines de l'ouverture des Jeux olympiques de Sotchi. Moscou tente d'éteindre la polémique née en juin dernier, à la suite de la promulgation de la loi de lutte contre la "propagande" homosexuelle, signe du durcissement de l'intolérance envers les homosexuels en Russie, ces dernières années.

"S'il y a bien deux pays où on peut dire que les homosexuels sont persécutés, c'est bien en Arabie saoudite et au Qatar", a ainsi déclaré Marine Le Pen, qui était interrogée sur l'absence de François Hollande à la cérémonie d'ouverture, avant d'ajouter : "Ce qui n'est pas le cas en Russie".

> Christian Estrosi en short de bain

En short de bain et dans la mer un 15 décembre. Dimanche, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, s'est plié à la fameuse tradition du bain de Noël, dans sa ville, au milieu de 250 autres baigneurs réchauffés.

Torse nu, en short de bain et devant les caméras, Christian Estrosi s'est trempé dans une Méditerranée à 16 petits degrés. "A Nice, la Méditerranée est bonne douze mois sur douze, 365 jours sur 365. C'est la ville de France qui incarne tout ce qu'il y a d'apaisant, de tempéré, tout ce qui rassemble", a-t-il notamment déclaré, le cheveux mouillé, au micro de BFMTV. Avant de s'empresser de poster un cliché sur son compte Instagram.

> Pour Le Guen, les écologistes sont en "régression"

Jean-Marie Le Guen est visiblement remonté contre les écologistes, après leur décision de se présenter seuls au premier tour des municipales à Paris. "J'avais souhaité un accord avec eux dès le premier tour, à condition qu'il y ait une capacité de mutation de leur part, mais il y a régression", a ainsi estimé le député PS, dimanche, au micro de Radio J.

Le membre de l'équipe de campagne d'Anne Hidalgo et député du 13e arrondissement de Paris, a par ailleurs jugé que les élus écologistes "peuvent souvent appararaître comme un problème", pour la majorité, par leurs "prises de position violentes et opportunistes" et leur "absence de cohérence", et que le mouvement EELV est devenu "totalement régressif", tournant le dos "à la notion de progrès et ne porte plus ses thématiques fondamentales".

> Delaunay, Bussereau et la grammaire allemande

Dimanche soir, sur Twitter, Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux Personnes âgées, et le député UMP Dominique Bussereau ont trouvé l'occasion de s'écharper sur une question... de grammaire allemande.

Alors que la ministre félicitait dans la langue de Goethe une homologue d'outre-Rhin, Manuela Schwesig, pour son nouveau poste, Dominique Bussereau lui a conseillé, sur un ton plutôt radical: "Quand on veut parler ou faire semblant de parler allemand on évite les fautes!". Croyant que l'ancien ministre réagissait à l'absence de trémas, Michèle Delaunay a invoqué la responsabilité de son téléphone portable.

Dominique Bussereau l'a alors une nouvelle fois interpellée, sur le féminin d'un des mots employés, utilisé, selon lui, avec un déterminant masculin. Ce à quoi Michèle Delaunay a répondu cinq minutes plus tard, pour défendre à nouveau sa grammaire allemande et le fameux "n" au datif féminin, que le député lui contestait. Contacté par BFMTV.com, un professeur d'allemand a donné raison à l'actuelle ministre.

La querelle de grammaire

Adrienne Sigel