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Au plus bas dans les sondages, Hollande tente de rassurer

L'Elysée a prévu de "grands déplacements" pour François Hollande

L'Elysée a prévu de "grands déplacements" pour François Hollande - -

Lorsque la cote de popularité d’un chef d’Etat est au plus bas dans les sondages, rien ne vaut un bon bain de foule pour faire remonter la température. Zoom sur l’agenda présidentiel où des déplacements sur le terrain sont au programme.

Après une brève embellie de popularité née de l'offensive française au Mali, les enquêtes d'opinion sont inquiétantes pour le chef de l'État. Sa cote de confiance sombre à 30%, taux le plus bas jamais enregistré depuis 1981 au dixième mois de mandat présidentiel, note TNS Sofres dans un sondage pubié le 28 février. Et dimanche, nouvelle déconvenue. Plus des deux tiers des Français et près de la moitié de ses électeurs se déclarent déçus par François Hollande, d’après BVA.

Un décrochage du chef de l'État dans les sondages qui devient "préoccupant", souligne Denis Jeanbart de l'institut Opinionway, car il commence à toucher "le cœur de l'électorat" de gauche.

Bien conscient de cette situation critique, l'Elysée a prévu d’accentuer sa présence dans les médias et sur le terrain, avec en outre quelques nouveautés. Détails du plan d'attaque du président.

> S'attaquer aux dossiers de proximité

Début janvier, 62% des Français avaient adressé à François Hollande un signe fort, en estimant que le débat autour du mariage entre homosexuels prenait trop de place par rapport aux questions économiques. Une manière de faire remarquer au président que des dossiers jugés plus urgents comme la lutte contre le chômage attendent sur le feu.

Alors qu’il avait promis lors de ses vœux fin décembre "d’inverser la courbe du chômage" d'ici à la fin 2013, celui-ci ne fait qu'augmenter et frappe plus de 3 millions de personnes. Pour regagner la confiance des Français, François Hollande doit donc s'attaquer à l'emploi, chantier le plus prioritaire.

Ainsi dès lundi, après un sommet ministériel sur l’emploi organisé le matin à l’Elysée, il filait à Blois pour la visite du Centre de formation des apprentis.

Sur place, il a lancé un vaste réforme de la formation professionnelle, visant à mettre un peu d'ordre dans un secteur qui pèse plus de 30 milliards d'euros annuels. Avant d'assister à la signature dans deux PME des premiers contrats de génération, l'un des marqueurs de sa campagne.

> Occuper le terrain différemment

Mais l'Elysée ne compte pas s'arrêter là. En effet, plusieurs initiatives sont en préparation. Et selon son entourage, les méthodes de communication vont changer.

François Hollande devrait ainsi inaugurer un nouveau rythme et un nouveau style dans ses visites de terrain. Son équipe travaillerait à la préparation de grands déplacements, qui durerait deux jours, au lieu d'un, habituellement. L'objectif est également de quadriller la France dans les mois qui viennent. Ces visites devraient intervenir toutes les six à huit semaines, en commençant par Dijon, les 12 et 13 mars.

> Intervention médiatique fin mars

Autre projet: une grande intervention médiatique avant la fin mars. Ses modalités, son format n'ont pas encore été fixés mais elle marquerait une accélération du tempo médiatique. A son arrivée à l'Élysée, François Hollande avait promis de s'expliquer devant les Français tous les six mois. Sa dernière grande conférence de presse ayant eu lieu le 13 novembre, la prochaine devait intervenir seulement mi-mai.

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