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Affaire Benalla: Macron "extrêmement déterminé" à faire la vérité selon Griveaux

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- - PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

Emmanuel Macron est "calme et extrêmement déterminé à ce que la vérité puisse être établie" sur l'affaire Benalla, a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, peu avant l'audition à l'Assemblée du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"Moi ce que je souhaite, c'est que nous retrouvions le sens de l'ordre républicain, et je m'étonne que des parlementaires, depuis plusieurs jours, objectivement, entretiennent le désordre", a-t-il ajouté sur RTL.

Pas une affaire d'Etat

"Une affaire d'Etat, c'est quand il y a de l'opacité, vous avez trois enquêtes ouvertes en moins de quatre jours, ça n'est pas de l'opacité", a défendu M. Griveaux en réponse aux attaques des oppositions.

"Il y a une affaire d'Etat quand vous masquez les choses, une affaire d'Etat, c'est l'affaire Boulin, c'est le Rainbow Warrior, c'est l'affaire Cahuzac, quand il y a eu de la dissimulation. Il n'y a pas eu de dissimulation: il y a trois enquêtes ouvertes, une enquête judiciaire, une enquête administrative, deux enquêtes parlementaires".

La veille au soir, Emmanuel Macron avait condamné des faits "inacceptables" lors d'une réunion de crise à l'Elysée, après les mises en examen de cinq hommes dont son ex-collaborateur Alexandre Benalla, à l'origine d'une crise politique qui paralyse jusqu'à l'Assemblée. 

Eviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise

Selon le chef de l'Etat, qui prendra la parole publiquement "quand il le jugera utile", "il n'y a pas eu et il n'y aura pas d'impunité", a rapporté son entourage proche, à l'issue d'une réunion qui rassemblait le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, le porte-parole du gouvernement et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. 

Selon la même source, le président a demandé au secrétaire général de l'Elysée de "mener la réorganisation pour éviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise", alors que M. Benalla, filmé en train de frapper ou malmener des manifestants le 1er mai, a d'abord été mis à pied en mai avant d'être licencié vendredi.

C.R. avec AFP