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Régionales: la gauche de la gauche unie en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Avec Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est la seule région où EELV et l’ensemble du Front de gauche ont réussi à s’entendre pour les élections régionales. Elle devrait néanmoins rester socialiste.

Dans son fief réputé imprenable de Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, la gauche se présente en ordre dispersé pour le scrutin des 6 et 13 décembre, dans l'une des rares régions où le PS peut sauver les meubles. Avec Provence-Alpes-Côte d’Azur, c'est la seule région où EELV et l’ensemble du Front de gauche ont réussi à s’entendre pour les élections régionales

> La gauche de la gauche unie

Cécile Duflot, Clémentine Autain, Pierre Laurent, Noël Mamère, Liêm Hoang-Ngoc sur une même scène. Seul Jean-Luc Mélenchon, grippé, était absent de la photo de famille pour le meeting de Gérard Onesta à Montpellier mi-novembre. Les leaders du Front de gauche, d'EELV et de la Nouvelle gauche socialiste célébraient la liste d'union inédite conduite par Gérard Onesta, qui porte en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées les espoirs de recomposition d'une gauche de la gauche au niveau national.

> Le PS sans alliés 

Dans la super-région redessinée du Midi-Languedoc, forte désormais de plus de 3,8 millions d'inscrits, la gauche de gouvernement emmenée par l'ex-secrétaire d'Etat Carole Delga se retrouve prise en tenaille entre la liste de Gérard Onesta sur sa gauche et celle de Philippe Saurel, successeur de Geroges Frêche à Montpellier, sur sa droite.

Face au FN et à la liste d'union LR-UDI-MoDem-CPNT, "on a dans ce bastion du PS, une gauche complètement divisée, un éclatement majeur qui les fragilise et risque de laisser des traces", explique le politologue Pascal Perrineau.

> Quel rapport de force?

"Il est possible que dans les derniers jours de la campagne électorale, notamment sous la pression des événements (les attentats du 13 novembre), il y ait dans tous les camps un vote utile", estime Bernard Sananès, président de l'institut de sondage Elabe.

Le dernier sondage paru jeudi dans La Dépêche fait état d'une baisse de de 2,5 points des intentions de vote pour la liste d'Europe Ecologie-Les Verts-Front de Gauche. Crédité de 9,5% des voix au premier tour, Gérard Onesta ne serait pas en mesure de se qualifier pour le second tour selon l'Ifop.

Le parti de Marine Le Pen (Liste Aliot) continue, comme partout en France de surfer sur la vague des mécontentements et du climat post attentat (+ 2 par rapport au dernier sondage Ifop des 10 au 13 novembre) pour atteindre 31 %.

En deuxième position, la liste de la droite et du centre (liste Reynié) gagne 1 point à 23,5 %

En troisième position, la liste PS-PRG (liste Delga) perd un point à 20 %. Mais, en cas de triangulaire au second tour, la liste de Carole Delga remporterait le scrutin avec 37% des voix.

Les vainqueurs de l'élection auront à diriger la deuxième région la plus vaste du territoire avec 13 départements. Et entre Toulouse, l'industrielle et les exploitations viticoles du Gard, c'est le grand écart.

K. L. avec Neïla Latrous