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Régionales dans les Hauts-de-France: des ténors verts en soutien à Karima Delli

Karima Delli, le 16 mai 2014 à Lille

Karima Delli, le 16 mai 2014 à Lille - PHILIPPE HUGUEN © 2019 AFP

L'eurodéputée, fille d'immigrés algériens installés à Tourcoing, a annoncé dès dimanche soir qu'elle maintenait sa liste au deuxième tour, pour faire revenir la gauche dans l'hémicycle régional, après une absence de six ans.

Yannick Jadot, Eric Piolle, Noël Mamère: plusieurs ténors verts sont venus ce mardi à Lille apporter leur soutien à la tête de liste de la gauche et des écologistes Karima Delli, arrivée troisième aux régionales dans les Hauts-de-France, loin derrière le président sortant.

"Il y a un enjeu essentiel: remplacer le système Bertrand par le gouvernement Delli, remplacer un clan par la démocratie", a lancé l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot, qui côtoie Karima Delli depuis 12 ans au Parlement européen, lors d'un meeting, retransmis sur les réseaux sociaux, auquel participait également Raphaël Glucksmann.

Le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle est venu, lui, "dire que c'est possible, que cette abstention majeure qui a été l'événement marquant de dimanche dernier, peut bouger: les 10% de participation en plus qu'il y a en général entre le premier et le second tour peuvent avoir un impact majeur".

Une victoire dans les Hauts-de-France de la seule liste d'union gauche-verts hexagonale constituerait selon Eric Piolle "un espoir pour l'ensemble du pays".

Delli a maintenu sa liste

À la tête d'une liste alliant socialistes, écologistes, communistes et insoumis, Karima Delli a recueilli au premier tour 19% des voix, arrivant en troisième position derrière l'ex-LR Xavier Bertrand (41,4%) et la tête de liste du Rassemblement national Sébastien Chenu (24,4%).

L'eurodéputée, fille d'immigrés algériens installés à Tourcoing, a annoncé dès dimanche soir qu'elle maintenait sa liste au deuxième tour, pour faire revenir la gauche dans l'hémicycle régional, après une absence de six ans.

En 2015, la liste socialiste arrivée troisième s'était désistée pour faire barrage à Marine Le Pen, arrivée en tête du premier tour

"Il n'y a que la gauche et les écologistes qui peuvent faire ça: mettre une femme des classes populaires à la tête d'une grande région, oui, c'est possible !", a assuré la candidate à la tribune.

Plusieurs orateurs ont appelé à aller convaincre d'ici dimanche les électeurs individuellement, et notamment les jeunes, très abstentionnistes au premier tour. Noël Mamère, qui animait le meeting, a pour sa part insisté sur "l'ardente obligation de reconquérir l'électorat des familles les plus modestes" de cette région. "Si les écologistes pensent transformer le monde tout seuls, ils se trompent", a aussi lancé le candidat écologiste à la présidentielle de 2002.

C.Bo. avec AFP