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Parlementaires victorieux aux régionales: qui reste, qui quitte son siège?

Certains candidats victorieux aux régionales - Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou encore Christian Estrosi - vont quitter leur siège de député pour se consacrer à leurs nouvelles fonctions. Des législatives partielles seront organisées pour les remplacer. D'autres parlementaires ont au contraire l'intention de cumuler plusieurs mandats.

Quitter son siège ou pas? Plusieurs députés vainqueurs aux élections régionales ont annoncé qu'ils renonceraient à leurs fonctions parlementaires, sans attendre l'entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats en 2017. D'autres souhaitent au contraire conserver leur siège.

Plusieurs législatives partielles vont donc rapidement être organisées, le régime électoral prévoyant la tenue d'élections partielles dans un délai maximal de trois mois en cas de démission du député.

> Les présidents de région qui démissionnent

Valérie Pécresse (Les Républicains). Victorieuse en Ile-de-France, a assuré qu'elle démissionnerait de ses fonctions de députée des Yvelines "pour être une présidente à plein temps", a-t-elle tweeté dimanche. Elle devrait démissionner après son élection à la présidence de la région, vendredi. 

Xavier Bertrand (LR). Vainqueur en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le député-maire de l'Aisne, a lui aussi assuré qu'il abandonnerait ses fonctions de maire et de député. 

Christian Estrosi (LR). Le député-maire de Nice qui doit être élu président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur vendredi, devrait abandonner son mandat de député ainsi que son fauteuil de maire de Nice. Il continuera toutefois à exercer des responsabilités au sein du conseil municipal de Nice et conservera la présidence de Nice-Côte d'Azur, l'une des plus grandes métropoles de France.

Hervé Morin (UDI). L’ancien ministre, qui a remporté de justesse la Normandie, s'est engagé dès le début de sa campagne à se consacrer à la présidence de la Normandie s'il était élu. Il démissionnera de son siège de député de l'Eure et de son fauteuil de maire d'Epaignes.

> Les conseillers régionaux qui quittent leur siège

François Sauvadet (UDI). Tête de liste en Bourgogne-Franche-Comté, où il a été battu par la socialiste Marie-Guite Dufay, il a confirmé dimanche qu'il abandonnera son siège de député pour siéger dans l'opposition au conseil régional. 

Gérald Darmanin (LR). Le directeur de campagne de Xavier Bertrand, député-maire LR de Tourcoing, va lui aussi céder son siège à l'Assemblée.

> Ceux qui restent 

Laurent Wauquiez (LR). Vainqueur des élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, il avait annoncé qu'il abandonnerait son fauteuil de maire du Puy-en-Velay. Il devrait cependant rester député. 

Carole Delga (PS). Victorieuse en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, elle assumera son mandat de députée de la Haute-Garonne jusqu'à son terme, mais ne se représentera pas aux prochaines élections législatives, selon son entourage. 

  • Bruno Retailleau (LR). Le chef de file des sénateurs LR, qui a remporté la région Pays de la Loire, conservera son mandat à la chambre haute.

Ary Chalus (DVG). Vainqueur en Guadeloupe à la tête d'une liste composite avec des personnalités de droite, il va démissionner de son mandat de maire de Baie-Mahault mais restera député (groupe RRDP, radical, républicain, démocrate et progressiste) .

Alfred Marie-Jeanne (MIM, indépendantiste). S’apprêtant à prendre la tête de la nouvelle collectivité unique de Martinique, il va conserver son mandat de député (groupe GDR, gauche démocrate et républicaine).

Didier Robert (LR). Réélu président du conseil régional de la Réunion, il n'a rien dit durant la campagne ni depuis son élection sur son mandat de sénateur.

> L'exception bretonne

  • Jean-Yves Le Drian (PS). Vainqueur en Bretagne, il reste ministre de la Défense. Il va donc faire exception à la règle de non cumul d'un mandat exécutif local et d'un portefeuille ministériel édictée par le président François Hollande, en raison de la situation sécuritaire liée aux attentats. Lundi, sur RTL, il a assuré qu'il se fera aider par son équipe pour diriger la région

> Ceux pour qui la question ne se pose pas

Philippe Richert (LR). Vainqueur dans en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, il avait lui déjà quitté le Sénat en 2010, après sa nomination au sein du gouvernement de François Fillon.

Marie-Guite Dufay (PS). La présidente sortante de l'ancienne région Franche-Comté est sortie victorieuse dimanche en Bourgogne-Franche-Comté. C'est son seul mandat électif, indique Europe 1

François Bonneau (PS). C'est aussi le cas du président sortant de Centre-Val de Loire, qui a remporté de justesse dimanche les élections dans sa région.

V.R. avec AFP