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La soufflante de Sarkozy au soir du 1er tour des régionales

Nicolas Sarkozy a maintenu sa consigne pour le second tour, excluant tout retrait ou fusion.

Nicolas Sarkozy a maintenu sa consigne pour le second tour, excluant tout retrait ou fusion. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Après l’annonce de résultats décevants pour la droite, Nicolas Sarkozy a défendu devant ses troupes une ligne de conduite résolument décomplexée, mais qui est loin de faire l’unanimité.

Moyens pour les plus positifs, carrément mauvais pour les autres, les scores des listes de la droite traditionnelle au premier tour des élections régionales n’ont pas tardé à faire émerger certaines tensions au sein du principal parti d’opposition. Avec, en creux, l’opposition que se livrent à distance Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en vue de la primaire de 2016.

Dimanche soir, le président du parti Les Républicains a ainsi mis les choses au point devant son état-major, rapporte Le Parisien. "Après ça, qu’on ne me dise plus que la France n’est pas à droite", aurait-il lancé, avant de défendre une ligne de conduite résolument décomplexée. "Les Français attendent que nous soyons fermes sur nos valeurs. L’effondrement de la gauche prouve que la seule ligne qui compte, c’est la nôtre. Celle d’une droite qui s’assume et sans tabou", a-t-il martelé, visiblement "très tendu", selon un participant.

Le cas de Dominique Reynié au centre des débats

Le tout alors que de nombreuses voix se sont élevées au sein de l’alliance LR-UDI-Modem, appelant au retrait des listes de droite arrivées en 3e position. Le cas de Dominique Reynié, largement distancé par le FN et le PS en Languedoc-Roussillon, est notamment au centre des discussions. Au centre, mais aussi au sein de l’aile "modérée" des Républicains -dont Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet- on militerait ainsi pour que le politologue s’efface pour faire barrage au frontiste Louis Alliot.

Néanmoins, Nicolas Sarkozy s’est montré on ne peut plus clair: il n’y aura ni fusion, ni retrait avant le second tour. Ces divergences de vues pourraient donc animer un peu plus un le bureau national du parti, qui se déroulera ce lundi en présence de l’ensemble des ténors… dont Alain Juppé, qui a déjà dit "réserver ses remarques" pour cette réunion.

Y.D.