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Elections régionales: Valérie Pécresse s'oppose à un nouveau report du scrutin

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR), le 8 avril 2021 à Nogent-sur-Marne, près de Paris

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR), le 8 avril 2021 à Nogent-sur-Marne, près de Paris - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Déjà décalées au mois de juin, les élections régionales et départementales pourraient être reportées une deuxième fois. Le gouvernement a lancé vendredi une nouvelle consultation auprès des maires.

Pas encore officiellement candidate à sa réélection, Valérie Pécresse s'oppose à un nouveau report du scrutin des régionales et des départementales. La présidente d'Île-de-France a fustigé ce lundi la nouvelle consultation lancée avant le week-end par l'exécutif auprès de l'ensemble des maires sur le maintien ou non de ces élections.

"Pour changer un rendez-vous avec le peuple, il faut un motif impérieux, a estimé Valérie Pécresse sur franceinfo. Ma conviction, c'est qu'il n'y a pas de motif impérieux pour déplacer une deuxième fois les élections".

Un vote moins risqué en juin

Selon la présidente de région, les maires en Île-de-France, interrogés "ce week-end sur des boucles Whatsapp", sont d'ailleurs "majoritairement pour le maintien de ce rendez-vous". "Ils ont compris que juin est la meilleure période sanitaire pour voter", assure Valérie Pécresse, pour qui "le risque en juin sera extrêmement faible".

"Il y a plein de possiblités pour faire un vote zéro risque. Le sénat y travaille avec l'idée de faire un bureau de vote unique dans les communes de moins de 5000 habitants, ou d'autoriser les maires qui le souhaitent d'organiser le vote en extérieur s'il fait beau", rappelle-t-elle.

Et l'élue de faire remarquer: "c'est compliqué pour le gouvernement de dire 'je rouvre les terrasses le 15 mai et je ferme les bureaux de vote le 15 juin'. Ça s'appelle confiner la démocratie".

La peur d'une "déroute" pour LaREM

Le report des élections est avant tout une façon d'éviter "une déroute électorale" au mois de juin, juge Valérie Pécresse. La majorité "ne veut pas voir de défaite à moins d'un an des présidentielles, poursuit la présidente de la région Île-de-France. La vérité (...) c'est qu'elle aura aussi lieu en septembre-octobre."

Et l'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur prévient: il est hors de question de repousser ces élections au-delà de la prochaine présidentielle. "C'est inconstitutionnel", affirme-t-elle. "C'est pour ça que Gérard Larcher (président du Sénat) a annoncé sa volonté de saisir le conseil constitutionnel si le gouvernement continuait dans cette voie du report forcée".

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions