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Référendum alsacien: Philippe Richert regrette un "gâchis"

Le président du Conseil régional d'Alsace Philippe Richert

Le président du Conseil régional d'Alsace Philippe Richert - -

Le président du Conseil régional d'Alsace a évoqué un "gâchis" dimanche soir concernant l'échec du projet de fusion des conseils généraux et du conseil régional.

Le président du Conseil régional d'Alsace Philippe Richert a parlé de "gâchis" dimanche soir, estimant que "l'impact des extrêmes" et le climat politique national expliquaient l'échec du projet de fusion des conseils généraux et du conseil régional qu'il appelait de ses voeux.

Selon des résultats partiels, le référendum sur cette question a été clairement rejeté au moins dans le département du Haut-Rhin, ce qui suffit à l'invalider.

Richert a fait part de sa "déception d'être dans la situation où ce projet est terminé", alors que, selon lui, "il était soutenu par un spectre très large du monde politique, mais rejeté par les extrêmes".

L'impact de l'affaire Cahuzac

"L'impact des extrêmes a été important. Ce résultat est aussi à mettre en relation avec le climat général, la crise, et l'affaire Cahuzac a indiscutablement eu un effet", a-t-il estimé.

Le camp du non et des abstentionnistes a connu un net infléchissement ces derniers jours", a-t-il relevé, avant d'ajouter: "On a le sentiment d'un grand gâchis".

Philippe Richert a souligné qu'au niveau local il y avait eu aussi "un discours d'inquiétude, de peur, sur l'avenir du département du Haut-Rhin, avec le maire de Colmar qui avait dit que sa ville allait perdre la préfecture et la cour d'appel".

"La question du millefeuille (administratif) reste ouverte. Nous avons raté le coche pour dix, quinze ou vingt ans", a regretté l'ancien ministre des Collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy.