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Présidentielle: vers une pénurie d'assesseurs pour le second tour?

Un bureau de vote de Strasbourg, le 23 avril 2017.

Un bureau de vote de Strasbourg, le 23 avril 2017. - FREDERICK FLORIN / AFP

Après l’élimination du Parti socialiste et de Les Républicains lors du premier tour de l’élection présidentielle, certaines communes s’inquiètent de ne pas avoir assez d’assesseurs dans leurs bureaux de votes pour le second tour. En cas de pénurie, les présidents de bureaux pourront mobiliser des électeurs, qui seront dans l’obligation d’accepter ce rôle pour assurer l'élection.

Inquiétude dans les bureaux de vote. Plusieurs maires de France, et plus particulièrement d’Ile-de-France, d’après Le Parisien, redoutent de ne pas réussir à réunir suffisamment d’assesseurs pour assurer le bon déroulement du second tour.

En effet, chaque bureau de vote doit disposer d’un président, un poste assuré par le maire ou un élu municipal, et de deux assesseurs, dont l’un contrôle les listes d'émargement et l’autre procède à l’estampillage des cartes électorales, pour certifier les résultats de l’élection.

Problème pour le second tour: le PS et Les Républicains sont habituellement les principaux fournisseurs d’assesseurs, or, ni l’un ni l’autre n’est qualifié pour le second tour de la présidentielle. Pour leur part, le Front national et En Marche! ne semblent pas avoir les ressources nécessaires pour répondre à la demande, comme l’a indiqué au Parisien Laurent Cathala, député-maire PS de Créteil, dans le Val-de-Marne:

"Ce n'est pas avec 14 personnes fournies par le FN et En Marche! pour 45 bureaux qu'on assume ses responsabilités citoyennes".

Possibilité de réquisitionner des électeurs pour assurer le rôle d’assesseur

Dans certaines communes, le PS et Les Républicains ont affirmé qu'ils enverraient tout de même des assesseurs, au nom de la démocratie. A l'inverse, dans certaines villes comme Argenteuil, dans le Val-d'Oise, ces partis excluent toute implication pour le second tour.

Pour éviter une éventuelle pénurie, les présidents de bureaux pourront, en dernier recours, faire appel à des électeurs pour assurer le rôle d'assesseur. Ces citoyens sélectionnés ne pourront pas refuser ce rôle, sauf s'ils ne savent pas lire et écrire.

Céline Penicaud