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Présidentielle 2017: Montebourg pense sans primaire, la gauche perdra

Arnaud Montebourg estime que le Parti socialiste ne peut pas faire l'économie d'une primaire en vue de 2017.

Arnaud Montebourg estime que le Parti socialiste ne peut pas faire l'économie d'une primaire en vue de 2017. - parti socialiste - Flickr

Arnaud Montebourg a estimé ce mercredi, au micro de France Inter, que sans primaire à gauche, l’élection présidentielle de 2017 se soldera sur un cuisant échec.

A la question de savoir s’il y aura une primaire à gauche, Arnaud Montebourg a répondu en faisant comprendre, ce mercredi sur France Inter, que celle-ci était en tout cas salutaire pour son parti. "Nous l'espérons, parce que sans primaire, c'est la garantie de l'élimination au premier tour, la chronique d'une élimination annoncée. , a répondu M. Montebourg sur France Inter.

"Confiance détruite"

Pour l’ancien ministre de l’Economie, la gauche est "dans un état extrêmement préoccupant de division (...), de désespoir, et on comprend pourquoi. Quand on est parti pour dire ‘la crise est la conséquence d'un système financier qui a commis de graves erreurs, nous allons le discipliner’, c'était le discours du Bourget, et qu'on se retrouve à faire payer la crise par les classes moyennes et populaires qui n'ont aucune responsabilité dans celle-ci, l'écart est si grand que la confiance est détruite", a-t-il analysé.

Il faut, selon Arnaud Montebourg, "des idées nouvelles, des alternatives. C'est ce à quoi j'ai décidé de me consacrer". "Que j'aie commis des erreurs, ça ne fait aucun doute", a-t-il également déclaré, interrogé sur son soutien à François Hollande face à Martine Aubry en 2011 et sur le fait d'avoir oeuvré à la nomination de Manuel Valls à Matignon.

A.M avec AFP