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Benoît Hamon, un frondeur aux ambitions présidentielles

Benoît Hamon a officialisé sa candidature à la primaire de gauche (photo d'illustration)

Benoît Hamon a officialisé sa candidature à la primaire de gauche (photo d'illustration) - AFP

Sa candidature à la primaire de gauche était pressentie depuis plusieurs mois. Ce mardi, Benoît Hamon l'a officialisée.

Tout était prêt pour la candidature de Benoît Hamon à la primaire de la gauche. Son "rassemblement pour gagner en 2017" qui se tiendra les 27 et 28 août prochain à Saint-Denis, était un indice parmi d’autres. 

Des outils de campagne déjà prêts

Dans Le JDD du 14 août, ses proches assuraient: "Il se prépare, sa candidature est plus que probable" ou encore "il ira jusqu’au bout". Ce mardi, au journal de 20h de France 2, le député des Yvelines a annoncé sa candidature et devance ainsi Arnaud Montebourg. Il prône un nouveau "modèle de développement", estimant que l'actuel "est à bout de souffle". 

Le frondeur, figure de l'aile gauche du Parti socialiste bien qu'ayant débuté auprès de Michel Rocard, était attendu. En juin, il affirmait qu'il était "probable" qu'il se présente.

Pour financer sa campagne, une association des "Amis de Benoît Hamon" a été créée officiellement le 22 juillet dernier à la préfecture des Hauts-de-Seine. Son but: "recueillir les fonds destinés au seul financement du parti politique 'Association Elpis'".

Un chef de file de l'opposition au gouvernement

Lors de la primaire de 2011, il avait choisi de soutenir Martine Aubry et laissait donc la place à Arnaud Montebourg. Il ne s’était pas non plus présenté pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste en 2014. 

Ministre de François Hollande, il est en charge de l'Economie sociale et solidaire (2012-2014), puis de manière éphémère de l'Education nationale (avril-août 2014). Avant de quitter le gouvernement, accompagné par Arnaud Montebourg.

Après ce tournant, il incarne définitivement la gauche du PS. Hostile à la loi Travail, une mesure qu'il juge "inefficace et injuste", il s'oppose aussi à la déchéance de nationalité. L'élu, qui a grandi à Brest, se place en chef de file de l'opposition parlementaire de gauche. 

Lors de son "rassemblement pour gagner en 2017", Benoit Hamon propose "qu'on retrouve ensemble la terre ferme". Il assure, à cinq mois de la primaire de gauche: "On va fabriquer les solutions pour les 5, 10, 15, 20 ans".

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Benoît Hamon

M.L.