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Retrait de Griveaux: Mahjoubi se déclare "disponible" pour prendre la tête de liste de La République en Marche à Paris

Le député marcheur s'est dit prêt à prendre le relais de Benjamin Griveaux, arguant que "beaucoup de marcheurs le lui demandaient". Mais il assure que la décision sera collégiale.

Le retrait de Benjamin Griveaux a rebattu les cartes des élections municipales à Paris. Et généré son lot de questions. Quel nom figurera sur les bulletins de vote du côté de La République en Marche le 15 mars prochain? Agnès Buzyn et Marlène Schiappa ont d'ores et déjà décliné l'idée. Mounir Mahjoubi, lui, se déclare "disponible" pour prendre le relais de Benjamin Griveaux.

"Certains m'ont demandé d'être ce candidat. Beaucoup de marcheurs me demandent d'être ce candidat. Mais ce candidat, ce ne sera pas que celui d'En Marche. Ce sera le candidat du rassemblement."

Une concertation à venir

Le choix du prochain candidat, assure-t-il, sera effectué de façon collégiale entre les différentes composantes de la majorité. Le MoDEM, mais aussi l'UDI ou les radicaux prendront part aux discussions. Le tout dans une "ambiance d'écoute".

"Si on pense collectivement que ce sera moi, alors on ira, on avance et on va gagner. Si, collectivement, on pense qu'il y a d'autres choix possibles, alors on ira."

"Je trouve ça très inquiétant pour notre société"

Mounir Mahjoubi a également tenu à rendre hommage à Benjamin Griveaux. "Benjamin a été très digne. Benjamin a pris le temps de nous expliquer son choix. Il l'a fait extrêmement librement (...) Je demande le plus grand respect pour lui". Avant d'évoquer son inquiétude pour les élections à venir:

"Je le dis en tant qu'expert: ce que (cette affaire) dit sur la démocratie et sur les réseaux sociaux, c'est extrêmement grave. Sur la capacité qu'on peut avoir à manipuler, à déstabiliser notre pays. C'est important qu'on se pose la question du rôle des plateformes (...). Ces contenus sont hébergés à l'étranger donc on a très peu de capacité d'intervention. On a quelqu'un qui dit qu'il pourrait diffuser d'autres contenus de ce type. Je trouve ça très inquiétant pour notre société."
Florian Bouhot