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Municipales à Lyon: David Kimelfeld sera candidat à la métropole même sans l'investiture LaREM

L'actuel président du Grand Lyon sera candidat à sa réélection quoi qu'il arrive, a-t-il affirmé jeudi dans Lyon Politiques sur BFM Lyon.

Cette fois-ci, il n'y a plus de doutes. Même si LaREM choisit d'investir Gérard Collomb pour les prochaines élections à la métropole de Lyon, David Kimelfeld, actuel président du Grand Lyon, sera candidat à sa réélection. 

"Je serai candidat à la présidence de la métropole mais il est encore pour LaREM de regarder ça de près. je rentre en campagne parce que je crois au projet que nous avons déterminé, je vais dans cette bataille pour la gagner", a-t-il déclaré jeudi, invité de Lyon Politiques, ajoutant cependant: "aujourd'hui je ne suis pas dissident, LREM n'a investi personne".

Pas d'accord entre les deux rivaux

Courant septembre, le bruit avait couru qu'un accord était proche entre les deux rivaux, David Kimelfeld acceptant finalement de briguer la mairie et non la métropole, que la loi ne permet plus de cumuler. Mais ce dernier avait assuré que "rien (n'était) réglé" au sujet du Grand Lyon, véritable siège du pouvoir lyonnais. Durant l'été, il avait refusé le scénario d'un mandat partagé dans le temps, avancé par Gérard Collomb avec la bénédiction du chef de l'État.

Par ailleurs, dans une tribune publié sur site du HuffPost, le président de la métropole a dénoncé jeudi "la démarche trop verticale" au sein de LaREM dans le processus d'investiture pour les élections municipales. 

"Aujourd'hui, nombre de nos militants et de nos soutiens expriment un trouble dont l'origine est claire: un mode de désignation de nos candidats qui ignore souvent les spécificités territoriales, les équilibres politiques locaux, une démarche trop verticale et finalement éloignée des principes à la source de notre mouvement", a estimé David Kimelfeld 

Un tête-à-tête ce vendredi

David Kimelfeld est officiellement candidat à l'investiture de son parti, à la différence de Gérard Collomb qui ne souhaite pas afficher d'étiquette mais ne veut pas de concurrence non plus - et espère être adoubé par le président Emmanuel Macron.

Pour le président de la métropole, il est "urgent que la Commission nationale d'investiture auditionne les candidats, sur la base de leur projet, leur profil, et leur capacité de rassemblement sur leur territoire".

"Seul le respect de ces principes rendra sa décision acceptable, quelle qu'elle soit (...) A l'inverse, les ignorer ne pourrait que favoriser le choix de l'émancipation", conclu David Kimelfeld, qui doit rencontrer Gérard Collomb en tête-à-tête ce vendredi.
Benjamin Rieth avec AFP