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Bertrand Delanoë ministre? "Pas à l'ordre du jour"

Bertrand Delanoë lors de son dernier Conseil de Paris, le 10 février dernier.

Bertrand Delanoë lors de son dernier Conseil de Paris, le 10 février dernier. - -

Après 13 ans passés à l'Hôtel de ville, le maire de la capitale s'apprête à passer le flambeau. Ce mercredi 12 février, il est revenu sur son action.

Bertrand Delanoë l’a déjà dit, ses derniers jours en tant que maire de Paris ne seront pas emprunts de nostalgie. Pourtant, alors que l’élu PS a dirigé lundi son dernier Conseil de Paris, l’heure est au bilan.

Sur le site internet de 20 Minutes, le maire de la capitale s’est globalement montré satisfait de la tâche accomplie, mais avoue que l’un de ses plus grands regrets restera "d’avoir manqué de temps". Il y déplore également "la lenteur de l’action publique", notamment en ce qui concerne la réhabilitation des habitats insalubres.

"Malgré notre volontarisme, nous avons mis 10 ans à démolir ou rénover les 1.038 immeubles insalubres encore présents dans la capitale en 2001", déclare ainsi Bertrand Delanoë. D’autant que "dans l’intervalle des drames terribles sont survenus". Une référence notamment à l’incendie de l’hôtel Opéra, qui avait fait 24 morts en 2005.

Un poste au gouvernement "pas à l'ordre du jour"

Régulièrement attaqué par la droite sur un supposé acharnement de sa part contre les automobilistes, Bertrand Delanoë en accepte la responsabilité. "J’assume totalement la politique qui a conduit, sans perdre en fluidité de circulation, à réduire de 25% le nombre de voitures roulant dans la capitale", assure-t-il. "Au-delà des débats et des polémiques qu’ont suscité mes décisions, je constate qu’en matière de qualité de l’air les résultats sont là: -35% de particules fines, -13% de gaz à effet de serre, et la disparition de polluants comme le soufre et le plomb", poursuit-il.

Enfin, et alors que son nom circule régulièrement en cas de remaniement gouvernemental, le maire sortant assure ne pas y penser: "Ce n’est absolument pas à l’ordre du jour. Je me vois plus dans un engagement libre, loin des responsabilités classiques pour contribuer à la réussite du quinquennat de François Hollande", affirme-t-il.

Y. D.