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Les candidats de droite qui ne disent pas non au FN

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La tentation de faire alliance avec le Front national au second tour est forte chez certains candidats UMP. Ils affichent leurs ambitions et ce malgré, le mot d’ordre de Jean-François Copé donné hier, lundi "ni Front national, ni Front républicain".

C'est lors de la réunion du bureau politique extraordinaire à l'Assemblée nationale, que l'UMP a opté pour le ni-ni (ni Front national, ni Front républicain) en vue du second tour des législatives dans les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d'extrême droite. Il a également été demandé "formellement à la totalité" des candidats "en situation de se maintenir de le faire".

20 duels opposent le FN à la gauche

S'agissant des 20 duels opposant le FN à la gauche, Jean-François Copé a insisté: "notre position est parfaitement claire: pas question de voter pour le candidat du Front national, ni pour un candidat socialiste" puisque le PS "a décidé de faire alliance avec le Front de gauche". "C'est un souci de cohérence par rapport à l'extrême droite et l'extrême gauche (. Ce sont les mêmes extrémismes, mêmes populismes", a-t-il affirmé. Concrètement, à quoi correspondra le ni-ni pour les électeurs UMP ? "Ils pourront voter blanc, s'abstenir", a répondu M. Copé. Pourquoi le Front républicain, qui prévalait dans le passé malgré les alliances entre PS et PCF, n'est-il plus d'actualité? "Pendant très longtemps, le politiquement correct l'emportait sur la réalité du terrain", a lâché le secrétaire général de l'UMP.