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Des bureaux de vote placés sous haute surveillance

Le premier tour des élections législatives se déroule ce dimanche dans un contexte de menace terroriste très élevée. Au total, 50.000 policiers et gendarmes vont être mobilisés pour assurer la sécurité des bureaux de vote.

Comme pour le scrutin en Grande-Bretagne cette semaine, l'élection législative de ce dimanche en France va se dérouler dans un contexte de menace terroriste très élevée, quatre jours seulement après l'attaque d'un policier à Notre-Dame de Paris. Pour assurer la sécurité des 67.000 bureaux de vote qui ouvriront leurs portes à 8 heures, un dispositif important va être déployé.

"Au total, 50.000 policiers et gendarmes, auxquels s’ajouteront les militaires de l’opération 'Sentinelle', seront engagés pour assurer la sécurisation de près de 67.000 bureaux de vote", a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Ce dispositif est le même que lors des deux tours de la présidentielle en avril et en mai dernier. Pour la place Beauvau, il s'agit avant tout de "garantir une présence visible et régulière, ainsi qu'une capacité permanente d'intervention". Les forces de l'ordre resteront d'ailleurs en contact permanent avec les présidents des bureaux de vote. Certains maires feront également le choix de déployer des agents municipaux.

Sécurité maximale à Paris

"Si un électeur inscrit dans le bureau de vote refuse l'inspection visuelle ou la fouille de son bagage, l'accès au bureau de vote pourra lui être refusé par le seul président du bureau de vote", précise le ministère de l'Intérieur dans une circulaire envoyée aux préfets. A Paris, 3.000 agents municipaux vont être mobilisés ce dimanche ainsi que de nombreux éléments privés pour procéder au bon déroulement du vote et aux fouilles de sacs.

Des milliers de policiers seront également déployés pour assurer la sécurité des 896 bureaux de vote. Là encore, les présidents de vote seront en contact direct avec les commissariats locaux. "C'est un dispositif qui est axé, essentiellement, sur des patrouilles dynamiques qui sont aléatoires et qui vont permettre de sécuriser l'ensemble des bureaux de vote", détaille Johanna Primevert, porte-parole de la préfecture de police de Paris. "Evidemment, nous ne pouvons pas mettre quelqu'un en statique devant les bureaux de vote."

Et d'ajouter: "Nous sommes là pour protéger, pour rassurer les électeurs. Nous passerons, si nous constatons qu'il y a un individu suspect ou quelque chose qui nous parait étrange, bien évidemment nous pouvons contrôler à l'extérieur des bureaux de vote et sur réquisition à l'intérieur."

Justine Chevalier avec Mélanie Bertrand