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Départementales: match Valls et Sarkozy dans l'Essonne lundi

Nicolas Sarkozy et Manuel Valls viennent soutenir "leurs" candidats dans l'Essonne lundi.

Nicolas Sarkozy et Manuel Valls viennent soutenir "leurs" candidats dans l'Essonne lundi. - Lionel Bonaventure; Miguel Medina - AFP

Si la gauche a réussi à s'unir dans l'Essonne, elle risque malgré tout de voir l'UMP lui ravir le département. Manuel Valls et Nicolas Sarkozy se lancent dans une bataille qui s'annonce difficile.

Si Paris est dispensé de campagne pour les départementales, les départements de la petite couronne sont, eux, en ébullition. L'Essonne notamment représente l'un des rares espoirs de la gauche. Et verra Manuel Valls et Nicolas Sarkozy y tenir chacun une réunion publique lundi 16 mars.

Divisée dans de nombreux cantons français, y compris dans d'autres départements d'Ile-de-France comme le Val-de-Marne, la gauche a réussi à s'unir dans le 91: socialistes et écologistes ont signé ensemble, et un accord a été trouvé avec les communistes dans 8 cantons sur 21. "Dans l'Essonne, il y a toujours eu cette tradition du dialogue à gauche", explique le député PS Michel Pouzol dans Marianne.

A gauche depuis 1998, l'Essonne part unie, et pourrait faire figure d'exception. Raison de plus pour que Manuel Valls se rende lundi dans son ancien fief d'Evry, pour une réunion publique avec le président sortant du département Jérôme Guedj, dont les critiques à l'égard du gouvernement se sont fait plus discrètes ces dernières semaines, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, et Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie – Les Verts.

Georges Tron en embuscade

Mais si les partis de gauche ont réussi à s'unir, rien n'est gagné pour autant. En face, Georges Tron, maire UMP de Draveil, affirme se sentir "capable" de "reprendre" le Conseil général, malgré sa mise en examen dans l'affaire des deux employées municipales qui l'accusent de viols et d'agressions sexuelles. L'intéressé évoque "un complot du Front national" et souligne qu'il a été "blanchi à tous les stades (de l'enquête), jusqu'au 15 décembre dernier", date à laquelle la cour d'appel a ordonné son renvoi devant les assises d'Evry.

C'est donc l'ancien secrétaire d'Etat qui accueillera Nicolas Sarkozy lundi. Le président de l'UMP se déplace lui aussi dans l'Essonne, à Palaiseau, le même jour que le Premier ministre. Il sera entouré de Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro 2 de l'UMP, et de Grégoire de Lasteyrie, le maire de Palaiseau, précise Le Figaro. Une façon de soutenir le maire de Draveil, mais aussi de ne pas laisser Manuel Valls prendre trop la lumière à Evry.

Car les chances de l'UMP de gagner l'Essonne semblent réelles: un sondage Odoxa pour Le Parisien crédite la candidature UMP-UDI de 25% des voix au premier tour, contre 22% pour le PS emmené par Jérôme Guedj. Pour gagner, le président sortant devra compter sur le Front de gauche, avec 16% des voix. Mais l'incertitude demeure sur l'abstention, ainsi que sur la décision des pro-Mélenchon de l'Essonne, qui pourraient refuser de suivre Jérôme Guedj. Le scrutin s'annonce très serré.

https://twitter.com/ariane_k Ariane Kujawski Journaliste BFMTV