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Les frondeurs "ne sont pas irréconciliables", assure Jérôme Guedj

Jérôme Guedj, président PS du Conseil général de l'Essonne.

Jérôme Guedj, président PS du Conseil général de l'Essonne. - Capture d'écran BFMTV

Jérôme Guedj, membre du bureau politique du PS et président du Conseil général de l'Essonne, a prévenu mercredi sur BFMTV que le gouvernement devait "trouver les conditions du rassemblement" pour éviter une défaite dès le premier tour des élections départementales.

Il est candidat à sa propre réélection comme conseiller général dans l'Essonne. Jérôme Guedj, adepte des prises de bec avec le gouvernement et connu pour sa proximité avec les "frondeurs", était invité mercredi soir de Ruth Elkrief sur BFMTV. L'occasion pour le président socialiste du Conseil général de l'Essonne de revenir sur les dispersion au sein du PS, et ce à la veille des élections départementales qui s'annoncent compliquées pour la gauche.

La rencontre entre François Hollande et les frondeurs

Alors que des députés "frondeurs" sont reçus mercredi soir à l'Elysée par François Hollande, Jérôme Guedj y voit l'occasion "d'avoir une discussion franche". "Je trouve sain et normal que le président de la République (...), pour la première fois, aille discuter collectivement avec des parlementaires qui, depuis plusieurs mois, ont essayé de peser sur l'orientation économique et sociale de la ligne gouvernementale", a insisté celui qui avait mené la fronde l'été dernier.

  • La gauche est-elle réconciliable?

Jérôme Guedj a voulu se montrer optimiste quant à la possibilité d'afficher à nouveau une gauche unie. "Ce n'est pas irréconciliable, encore faut-il trouver les conditions du rassemblement", a assuré le président du Conseil général de l'Essonne. Pour lui, le rassemblement est devenu même une obligation: "Il y a la nécessité pour le pays, et je vais le dire sans cynisme pour François Hollande, s'il souhaite être candidat à sa réélection, de réélargir sa base électorale, de renouer avec les conditions du rassemblement qui ont fait sa victoire".

Vers une défaite aux élections départementales ?

"Là où il y a de la gauche divisée, il y a un vrai d'élimination", a mie en garde Jérôme Guedj sur BFMTV, appelant "les électeurs de gauche à ne pas se tromper de colère, à ne pas se tromper d'élections". "Quand on a le coeur à gauche, on ne laisse pas faire la droite", a-t-il poursuivi. "Ce sont des élections locales mais il y a toujours un message national", prévient le président du Conseil général, insistant sur le fait que le gouvernement doit changer de réponse en cas de défaite au premier tour des élections départementales. 

J.C.