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Le maire UMP Georges Tron renvoyé aux assises pour viols

Georges Tron, maire actuel de Draveil et ancien ministre, reconnaît seulement avoir massé les pieds de ses victimes présumées.

Georges Tron, maire actuel de Draveil et ancien ministre, reconnaît seulement avoir massé les pieds de ses victimes présumées. - Kenzo Tribouillard - AFP

L'ancien secrétaire d'Etat à la fonction publique et son adjointe vont être jugés aux assises pour viols en réunion et agressions sexuelles, après avoir obtenu un non-lieu en 2013.

Nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire de Georges Tron. Le maire de Draveil et ancien ministre a été renvoyé devant les assises lundi pour les viols présumés d'anciennes subordonnées au sein de son cabinet. Son adjointe, Brigitte Gruel, accusée d'avoir participé à ces viols en réunion, sera également rejugée.

La cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance de non-lieu dont ils avaient bénéficié en 2013, à l'issue de l'enquête déclenchée par les plaintes de leurs victimes présumées, selon des sources concordantes.

"Cette décision me surprend", a réagi Georges Tron, qui a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation contre l'arrêt de la cour d'appel. L'élu a toujours clamé son innocence. "Les affirmations de ma cliente et d'Eva Loubrieux (l'autre plaignante, ndlr) ont été suffisantes pour justifier un renvoi devant la cour d'assises d'Évry", s'est félicité de son côté Me Vincent Ollivier, avocat de Virginie Faux, victime présumée. 

Un goût prononcé pour la réflexologie

En 2011, alors secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, Georges Tron avait été accusé de viols et d'agressions sexuelles aggravées par deux anciennes employées de la mairie, sous couvert de pratiquer le massage thérapeutique des pieds. Un goût prononcé pour la réflexologie plantaire qu'il avait ardemment défendu, niant cependant toute agression d'ordre sexuel.

En décembre 2013, après deux ans d'enquête lui et son adjointe avaient obtenu un non-lieu devant le parquet d'Evry, puis devant la cour d'appel. Sur fond de tensions politiques locales, l'affaire avait éclaté dans le sillage du scandale Strauss-Kahn. Georges Tron, alors secrétaire d'État à la Fonction publique sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait été contraint à la démission. Et en 2012, il avait perdu son siège de député, ravi par le socialiste Thierry Mandon.

A. G. avec AFP