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Elections régionales: les socialistes d'Auvergne-Rhône-Alpes appellent à l'union pour battre Wauquiez

Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez - Lionel Bonaventure - AFP

Les socialistes d'Auvergne-Rhône-Alpes proposent aux formations avec lesquelles ils travaillent déjà au sein d'exécutifs locaux "de s'atteler à la rédaction d'un projet social, économique et humaniste".

Les socialistes d'Auvergne-Rhône-Alpes ont appelé ce samedi les forces de gauche et les écologistes à faire bloc avant même le premier tour des prochaines élections régionales afin de se donner une chance de battre le président de la région Laurent Wauquiez.

"Wauquiez a réussi à prendre la région en 2016, car il avait fédéré toute la droite", a relevé le chef de file des socialistes à la région, Jean-François Debat, à l'issue d'un comité régional élargi du PS. "Le rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologiques, dans les partis et au delà, sera une condition sine qua non d'une victoire" en 2021.

Un projet social, économique et humaniste commun

Le maire de Bourg-en-Bresse, qui a conservé en mars sa mairie à la tête d'une liste d'union, a souligné que cette stratégie de rassemblement de la gauche et des écologistes avant le premier tour avait fonctionné non seulement dans sa ville, mais aussi à Clermont-Ferrand ou Annecy.

"Avant les muncipales, on nous promettait l'enfer. Nous avons en fait progressé alors que beaucoup auraient parié sur le déclin inéluctable des socialistes et sur le fait que les Verts n'auraient jamais pu transformer en suffrages leur bonne appréciation par la population", a relevé Jean-François Debat.

Les socialistes d'Auvergne-Rhône-Alpes proposent donc aux formations avec lesquelles ils travaillent déjà au sein d'exécutifs locaux (écologistes, communistes, radicaux de gauche, Génération.s) "de s'atteler dès maintenant à la rédaction d'un projet social, économique et humaniste".

Un projet avant une personne

"Nous pensons qu'il faut parler d'abord du projet" et ensuite des questions de personnes "pour ne pas décevoir cette espérance qui s'est levée à gauche, pour la première fois depuis des années", a précisé celui qui occupe aussi les fonctions de secrétaire national à la Transition écologique au sein du PS.

"Les questions de personnes" - et notamment la désignation du "chef de l'attelage" - "il faut les repousser à plus tard", après un accord sur les questions de fond. "Avancer des noms ou poser des exclusives, n'est pas la bonne méthode". "Il nous faut dépasser nos querelles de boutiques", a-t-il dit, en proposant de se mettre autour d'une table "dès la fin août".

Pour Jean-François Debat, cet effort de rassemblement devra être aussi mené au plan national: "la gauche devra avoir un candidat unique pour participer au deuxième tour" de la présidentielle, qui aura lieu un an après les régionales.

Cy.C avec AFP