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Dominique Strauss-Kahn en vedette américaine du G20 à Paris

A Paris pour les besoins du G20, Dominique Strauss-Kahn, ici à l'Elysée, a joué au chat et à la souris avec les journalistes qui tentent de percer ses intentions présidentielles pour 2012. /Photo prise le 18 février 2011/REUTERS/Philippe Wojazer

A Paris pour les besoins du G20, Dominique Strauss-Kahn, ici à l'Elysée, a joué au chat et à la souris avec les journalistes qui tentent de percer ses intentions présidentielles pour 2012. /Photo prise le 18 février 2011/REUTERS/Philippe Wojazer - -

PARIS (Reuters) - A Paris pour les besoins du G20, Dominique Strauss-Kahn a joué vendredi au chat et à la souris avec les journalistes qui tentent de...

PARIS (Reuters) - A Paris pour les besoins du G20, Dominique Strauss-Kahn a joué vendredi au chat et à la souris avec les journalistes qui tentent de percer ses intentions présidentielles pour 2012.

"Ça fait toujours plaisir d'être en France", a confié le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) à i>Télé au soir de sa journée ponctuée par un séminaire financier avec des banquiers centraux et un entretien avec les lecteurs du Parisien.

Il s'est prêté pendant plus de deux heures au jeu des questions-réponses avant de repartir du siège du journal, à Saint-Ouen, sans un mot pour les reporters qui l'attendaient sur place depuis la matinée.

"C'est toujours comme ça, votre cirque, là ?", lance-t-il à l'adresse des caméras dans une vidéo postée sur le site internet du Parisien (www.leparisien.fr).

L'ancien ministre de l'Economie, consacré par les sondages comme le meilleur présidentiable socialiste, est contraint au silence absolu sur la politique nationale sous peine d'éviction du FMI.

Ses lieutenants au sein du PS ont prévenu qu'il n'annoncerait rien de capital lors de son séjour parisien, assurant que sa décision de concourir ou non à la primaire socialiste n'était pas prise.

"La communication de 'DSK', c'est du courant alternatif: un signal fort, un signal faible", explique un de ses proches.

La semaine dernière, l'épouse du directeur général, la journaliste Anne Sinclair, a confié souhaiter qu'il ne fasse pas de deuxième mandat au FMI, relançant l'idée d'un retour prématuré en France.

Cette phrase appartenant à la catégorie "signal fort", cela semble exclure toute déclaration explicite pendant le week-end.

CRAVATE GRISE = CANDIDAT

Mais, concède le même proche, "les petits cailloux se resserrent, c'est le sens de son agenda cette semaine: il y a une demande de proximité, on y répond".

En plus de l'entretien au Parisien, dont ignorait toujours vendredi soir la teneur exacte et la date de publication, Dominique Strauss-Kahn sera dimanche soir sur le plateau du journal télévisé de France 2.

En fin de journée vendredi, Dominique Strauss-Kahn s'est rendu à l'Elysée pour écouter Nicolas Sarkozy parler de la réforme du système monétaire international.

Pas de réunion en tête-à-tête pour les deux hommes qui pourraient se retrouver face à face en 2012 mais une poignée de mains, plutôt froide, sous les flashes des photographes dans la salle des fêtes du palais présidentiel.

"Plus que jamais le FMI doit être la pierre d'angle" de la réforme, a souligné le chef de l'Etat, qui a consacré une grande partie de son allocution de vingt minutes à l'institution de Washington.

Le discours terminé, Dominique Strauss-Kahn a slalomé d'un ministre à un banquier central.

De quoi va-t-il parler dans ses apparitions médiatiques du week-end? "Que du G20!", a-t-il répondu à Reuters.

Croit-il un accord possible au G20? "Oui, ça dépend sur quoi", a-t-il ajouté.

Face à ce silence, rumeurs et commentaires ont fleuri sur Twitter.

Exilé à Washington depuis 2007, Dominique Strauss-Kahn aurait déclaré aux lecteurs du Parisien que la France lui manquait "comme à tout expatrié", relate Antonio Duarte, qui préside le "Club DSK". A ses yeux, ces mots plutôt convenus, représentent "un pas supplémentaire" vers une candidature à la primaire.

Le "managing director" portait une cravate grise, "il est donc candidat", dit un commentateur du Twitter.

Un autre a cru déceler un indice pointant également l'envie présidentielle de Dominique Strauss-Kahn: "il est venu sans conseiller mais avec un architecte intérieur à l'Elysée".

Emmanuel Jarry et Laure Bretton, édité par Patrick Vignal