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Départementales: LaREM pas certain de conserver deux de ses départements

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(photo d'illustration) - JEAN-SEBASTIEN EVRARD © 2019 AFP

Dans les Puy-de-Dôme et en Seine-Maritime, les deux présidents de département étaient affiliés LaREM, mais la majorité présidentielle pourrait ne pas être reconduite.

"La majorité présidentielle présentait des candidats dans la plupart des régions, on voit que les scores sont vraiment une contre-performance", expliquait dimanche soir sur BFMTV Bernard Sananès, président de l'institut de sondages Elabe. Une déroute qui s'observe également au niveau des élections départementales.

Comme le souligne Le Parisien, LaREM pourrait en effet perdre les deux conseils départementaux qu'il présidait, dans le Puy-de-Dôme et en Seine-Maritime.

Jeu très serré en Seine-Maritime

En Seine-Maritime, le scrutin est ainsi très serré à l'issue du premier tour, pour Bertrand Bellanger, le président LaREM sortant du département. Il concourrait dans le canton de Mont-Saint-Aignan, aux côtés de la LR Catherine Flavigny. Si le duo arrive premier sur ce territoire ce dimanche, au niveau du département, les résultats sont moins certains.

C'est ainsi le Rassemblement National qui ravit la première place avec 21%, mais additionnées, les listes de droite représentent près de 28% des voix dans ce département. Le Parti socialiste atteint lui 11%, mais s'il est ajouté aux autres résultats, la gauche totalise 43% des voix. L'abstention était elle très forte, de 67,81%.

"Le jeu est très ouvert (...) Il y a beaucoup de suspense", a déclaré le président du groupe PS au département Nicolas Rouly au quotidien régional Paris-Normandie. "Dimanche prochain, ce sera la finale! Tout se jouera à deux ou trois cantons comme en 2015. Et je ne vois pas de candidat RN accéder au département", note de son côté Bertrand Bellanger.

Déroute dans le Puy-de-Dôme

Dans le Puy-de-Dôme, le président du département Jean-Yves Gouttebel (LaREM et mouvement Territoire de progrès), avait annoncé qu'il ne se représenterait pas, et la majorité présidentielle devrait perdre ce poste. Les deux listes présentées sous le giron de LaREM n'ont récolté que 0,83% des voix au niveau du département, et seulement une se maintient au second tour.

Dimanche, deux binômes, l'un socialiste et l'autre d'union de la gauche, ont été élus au premier tour face à des candidats du Rassemblement national. Dans 13 autres cantons, la gauche, qui en détenait 21 sur 31, fait la course en tête.

Au niveau de la région, la majorité présidentielle a perdu sa chance de passer au second tour: Bruno Bonnell, avec 8,72% des voix en Auvergne-Rhône-Alpes, ne passe pas.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV