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"Demain, nous serons au pouvoir", affirme Marion Maréchal à l'issue de la "convention de la droite"

L'ancienne députée Marion Maréchal a tenu, ce samedi, une convention pour essayer de lancer une union de la droite.

"Il n'y a pas de petite résistance". L'ancienne députée d'extrême droite Marion Maréchal a clos, ce samedi soir, la "convention de la droite" à laquelle elle participait dans le XVe arrondissement de Paris, aux côtés du polémiste Eric Zemmour, du philosophe Raphaël Enthoven et du maire de Béziers Robert Ménard. 

"Il ne faut pas attendre notre rédemption des seuls partis politiques. Créons des associations, montons des écoles, entreprenons français, consommons français, apprenons notre histoire, défendons notre langue. Sauvons tout ce que nous pouvons sauver. [...] La France c'est nous. Elle existe par nous", a lancé en préambule l'ancienne élue qui se veut hors des partis politiques. 

Un discours aux allures de programme

Marion Maréchal a tenu un discours qui sonnait comme un programme politique, dans lequel elle a assuré qu'il faut "rompre avec la droite des experts-comptables". Elle a notamment listé cinq défis "sur lesquels se jouera la place de la France au XXIe siècle", selon elle: le grand remplacement, le grand déclassement, le grand épuisement écologique, le grand basculement anthropologique et le grand affrontement des puissances.

Concernant la thématique de l'immigration, l'ancienne députée a fait le choix d'une ligne très radicale, affirmant notamment: 

"Ce compte à rebours démographique nous fait déjà entrevoir la possibilité de devenir minoritaire sur la terre de nos ancêtres. Avec pour corollaire, le grand ensauvagement d'une société multiculturelle qui se veut fracturée et violente. [...] Face aux droits des minorités, nous devons opposer fermement notre droit à la continuité historique." 

"Je suis très loin du catastrophisme ambiant et de celui de Greta"

Marion Maréchal s'est emparée de l'écologie, "un conservatisme" selon elle, et a appelé à "préserver des paysages, des terroirs et des modes d'alimentation". 

"Ce ne sont pas les internationalistes libres-échangistes à la Macron ou les zadistes anti-nucléaire qui pourront répondre de manière cohérente à ce grand défi. [...] Permaculture, recyclage, système naturel de dépollution, création d'algoplastique... Quand je vois toutes ces innovations technologiques qui avancent, je suis très loin du catastrophisme ambiant et de celui de Greta [Thunberg]", a-t-elle poursuivi.

Autre thématique qu'a abordée l'ancienne députée, celle de la GPA, qu'elle "trouve profondément indécente". 

Si la nièce de Marine Le Pen conclut son discours en assurant qu'ils seront "demain au pouvoir", elle n'a cependant ni fait état de sa volonté réelle de s'engager dans le combat électoral, ni précisé les contours précis de cette union des droites.

Clément Boutin