BFMTV

Déconfinement: les pistes étudiées par le gouvernement pour les semaines à venir

Emmanuel Macron (Photo d'illustration)

Emmanuel Macron (Photo d'illustration) - AFP

Un nouveau conseil de défense consacré à la crise sanitaire s'est tenu mercredi matin à l'Élysée, afin d'évoquer l'évolution du confinement dans les semaines à venir et pour les fêtes de fin d'année.

La perspective d'un déconfinement par paliers se précise. Lors du conseil de défense consacré au Covid-19 qui avait lieu à l'Élysée ce mercredi matin, Emmanuel Macron a confirmé que les Français allaient encore "vivre sous confinement dans les semaines qui arrivent".

Le gouvernement est confronté à une équation compliquée: comment desserrer l'étau des mesures saniaires sans prendre le risque de relancer la circulation du virus et d'être contraint à un troisième confinement?

Vers un confinement allégé

Selon nos informations, le chef de l'État a rappelé mercredi matin que la situation sanitaire était toujours "préoccupante" et qu'il ne fallait pas "laisser croire aux Français des choses fausses". "Nous allons vivre sous confinement dans les semaines qui arrivent", a-t-il déclaré, entrouvrant la piste d'une "adaptation du confinement, palier par palier".

Une réouverture des commerces le 27 novembre?

Une allocution d'Emmanuel Macron est prévue en milieu de semaine prochaine, au cours de laquelle il devrait annoncer sur quels points le confinement sera assoupli. Selon nos informations, cette allocution présidentielle pourrait avoir lieu "mardi ou mercredi", mais la date n'est pas encore définitivement arrêtée.

Selon nos informations également, la piste d'une réouverture des commerces le 27 novembre est pour l'heure privilégiée par l'exécutif. Mais les discussions sont encore en cours et le chef de l'État devrait éclaircir ce point lors de sa prise de parole.

Un couvre-feu envisagé

Concernant les restrictions de déplacements sur le territoire, l'exécutif envisage la mise en place d'un couvre-feu comme "mesure concrète de transition", afin d'éviter que les personnes ne se rassemblent à nouveau. Mais quoi qu'il en soit, au 1er décembre, l’attestation de sortie dérogatoire devrait toujours être nécessaire pour sortir de chez soi.

Les bars et restaurants, eux, ne devraient pas pouvoir rouvrir leurs portes avant janvier 2021, mais le président envisage de leur donner un cap lors de son allocution, "au moins un horizon de réouverture".

Incertitude autour des fêtes

A priori, le gouvernement exclut tout confinement de la population pour les fêtes de fin d'année. Il devrait donc être possible d’aller passer Noël en famille, mais il est encore trop tôt pour dire sous quel régime.

Par ailleurs, deux pistes sont à l'étude au sommet de l'État au sujet des malades du Covid-19 ou des cas contacts qui ne respecteraient pas leur période d'isolement. La première idée est de renforcer les contrôles des personnes malades isolées, et la deuxième est de durcir les sanctions contre ces personnes, comme cela peut être le cas dans certains pays. Selon nos informations, ces pistes sont sur la table et seront débattues vendredi avec les chefs de partis. Mais l'option du renforcement des sanctions ne sera adoptée que si le gouvernement parvenait à un consensus avec les autres partis politiques.

Une personnalité en charge du dossier-vaccin?

La question du vaccin, enfin, ne devrait être que peu abordée par le gouvernement dans les prochains jours, alors que plusieurs laboratoires internationaux ont annoncé des résultats prometteurs de leurs essais cliniques cette semaine. Lors de son point hebdomadaire ce jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran ne devrait donc pas insister sur ce sujet, estimant qu'il y a "encore trop d’incertitudes".

Selon nos informations, l'idée de nommer une personne en charge de la stratégie vaccinale française a été évoquée mardi au cours d'une réunion des directeurs de cabinet des ministres, mais rien n'est pour l'heure tranché. Il existerait certaines divergences de points de vue sur la stratégie à mettre en place, notramment en terme de communication gouvernementale.

Certains, au sommet de l'État, plaident pour la nomination d'une personnalité dédiée au dossier "vaccin", qui porterait la communication. D’autres, au contraire, considèrent qu’il faudrait davantage s’appuyer sur le socle médicinal pour un tel sujet.

Le service politique de BFMTV avec Jeanne Bulant