BFMTV

Gérald Darmanin se dit "scandalisé" par Génération identitaire et met à l'étude sa dissolution

Gérard Darmanin

Gérard Darmanin - AFP

Le ministre de l'Intérieur se dit "scandalisé" par le mouvement d'extrême droite et ses opérations anti-migrants.

Génération identitaire dans le viseur des autorités. Lors d'une prise de parole face à la presse ce mardi matin place Beauvau pour présenter les résultats du ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin s'est dit "scandalisé" par le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire et ses opérations anti-migrants dans les Alpes et les Pyrénées.

"J'ai été particulièrement scandalisé par le 'travail' de sape de la République des militants de Génération identitaire qui n'en sont pas à leur premier coup d'éclat. J'ai demandé aux services du ministère de l'Intérieur de réunir les éléments qui permettraient au ministre de l'Intérieur de proposer la dissolution de Génération identitaire", a indiqué Gérald Darmanin.

"Si les éléments sont réunis, je n'hésiterais pas à proposer la dissolution de Génération identitaire", a-t-il ajouté. Le ministère agira "évidemment dans le cadre des lois et des règlements de la République en proposant notamment, une fois que ces éléments seront réunis, le contradictoire dû à chaque association", a précisé Gérald Darmanin.

Des élus ont demandé la dissolution du mouvement

C'est la première fois que Gérald Darmanin condamne publiquement les agissements de ce groupuscule et évoque la possibilité de sa dissolution.

Génération identitaire a mené la semaine dernière une opération anti-migrants entre Luchon (Haute-Garonne) et l'Espagne. Mardi dernier, une trentaine de militants de GI "dans des voitures sérigraphiées 'Défend Europe'" se sont ainsi installés au Col du Portillon, certains sont "partis en randonnée" et utilisant "un drone" pour surveiller la frontière. Selon un message de Génération identitaire posté sur les réseaux sociaux, cette campagne entendait lutter contre le "risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées".

Après cette action, plusieurs élus d'Occitanie dont la présidente socialiste de région, Carole Delga, avaient demandé la semaine dernière au ministère de l'Intérieur la dissolution de "ce groupuscule d'extrême droite violent et dangereux".

En décembre, Génération identitaire et trois de ses cadres avaient été relaxés par la cour d'appel de Grenoble pour des précédentes opérations anti-migrants menées en 2018 dans les Alpes, à la frontière franco-italienne.

Adrienne Sigel avec AFP