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Critiques contre la magistrature: Valls et Urvoas défendent Hollande

Manuel Valls et son ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas ont réaffirmé jeudi les engagements de François Hollande en matière de justice depuis le début de son quinquennat. Une défense du chef de l’Etat après ses propos sur la "lâcheté" des juges.

Manuel Valls et Jean-Jacques Urvoas tentent d'éteindre le feu entre les magistrats et François Hollande. Dans des propos rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans leur livre Un président ne devrait pas dire ça..., le président de la République s'exprime sur la magistrature qu'il qualifie "d'institution de lâcheté". Le chef de l'Etat estime également que "la justice n'aime pas le politique".

Des propos qu'il n'a pas renié lors d'un entretien avec le premier président et le procureur général de la Cour de cassation. Ces derniers ont notamment dénoncé une "humiliation". De son côté, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a jugé "dangereux et injustes" les propos de François Hollande. 

"Rien n'a été fait contre la justice"

Face à la grogne, Manuel Valls est venu défendre le bilan de François Hollande en matière judiciaire. "L'indépendance de la justice a été la marque de l'action de François Hollande", a-t-il affirmé jeudi depuis le Canada où il est en visite officielle. "Rien n'a été fait contre la justice", a-t-il poursuivi mettant en avant les "programme très important de soutien à l'institution judiciaire" mené par son gouvernement et notamment les créations de postes. 

Mesurant "la vive émotion" soulevée par les propos de François Hollande, le garde des Sceaux a également tenté de calmer le mécontentement des magistrats. Dans un communiqué, Jean-Jacques Urvoas a réaffirmé son "absolue confiance en l'institution judiciaire". Il a également tenu à souligner "les engagements constants du président de la République et du gouvernement pour défendre l'indépendance et la place essentielle de l'autorité judiciaire". Le ministre de la Justice recevra par ailleurs vendredi les magistrats. Jusqu'alors, le chef de l'Etat entretenait des relations distantes mais apaisées avec la magistrature.

C. B avec l'AFP