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Covid: selon Attal, la vaccination obligatoire des soignants pourrait être annoncée avant septembre

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 10 mars 2021 à Paris

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 10 mars 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Cette mesure, si elle entrait en vigueur, serait destinée à "anticiper" une possible quatrième vague épidémique.

Le gouvernement pourrait annoncer avant septembre une obligation des soignants à se faire vacciner contre le Covid-19, pour "anticiper" avant une possible quatrième vague, a indiqué jeudi son porte-parole Gabriel Attal.

Les consultations sur le sujet annoncées mercredi par le Premier ministre Jean Castex avec les associations d'élus locaux et les présidents de groupes parlementaires permettront "y compris d'aborder la question du calendrier", a-t-il précisé sur LCI.

"Anticiper"

"Sur le calendrier il n'y a absolument rien de figé, et je pense que tout est possible", a-t-il dit.

Car à partir du moment où se faire vacciner nécessite deux doses "plus quinze jours" avant que la seconde injection soit pleinement efficace, "dès lors que vous annoncez une obligation", il faut "anticiper" et "donner un peu de visibilité pour que les personnes puissent se faire vacciner" dans les délais impartis.

L'annonce d'une obligation pour les soignants pourrait donc intervenir avant septembre ? "Absolument", a-t-il répondu.

Gabriel Attal a par ailleurs confirmé que les consultations du Premier ministre porteront sur "le périmètre du pass sanitaire".

Interrogé sur la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour, par exemple, se rendre au restaurant ou au musée, il a posé deux conditions: qu'une telle "évolution" soit "efficace" pour convaincre de se faire vacciner, et qu'elle soit "faisable", c'est-à-dire que le contrôle des personnes à l'entrée des établissements soit "opérationnel" techniquement.

La gratuité du test remise en cause?

Toutefois, avant d'en arriver là, il faut "continuer à déployer des efforts pour aller convaincre ceux qui ne sont pas vaccinés", en "mobilisant les médecins traitants" et en posant "à partir d'un certain moment la question de la gratuité du test".

"Depuis le début de la campagne vaccinale on a fait le choix de la confiance plutôt que de la coercition et ça a plutôt très bien marché", a-t-il relevé.

Il a toutefois dit "craindre une forme de fracture" et "des difficultés (...) en termes de cohésion des Français" si l'épidémie devait repartir chez les non vaccinés.

C.M. avec AFP