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Corse: Castaner désavoue le soutien d' élus LREM aux revendications nationalistes

Le dirigeant de La République en Marche, Christophe Castaner sur RTL ce dimanche

Le dirigeant de La République en Marche, Christophe Castaner sur RTL ce dimanche - RTL - Frédéric Bukajlo - Sipa Presse

Christophe Castaner a désavoué ce dimanche le soutien apporté par six élus macronistes à une résolution nationaliste en Corse, rappelant que ce n'était pas "une position de LaREM".

Le dirigeant de La République en Marche (LaREM), Christophe Castaner, a désavoué ce dimanche soutien des élus locaux du mouvement présidentiel à une résolution nationaliste en Corse.

Les six élus macronistes corses ont voté dans la nuit de vendredi à samedi à l'Assemblée de Corse une résolution solennelle, déposée par les dirigeants nationalistes reprenant leurs principales demandes, qui sera remise ce mardi à Emmanuel Macron lors de sa venue dans l’île.

"Le seul positionnement politique de La République en Marche n'est pas celui de la motion qui est adoptée, je vous le dis, il est celui du discours du président de la République qu'il a tenu à Furiani pendant la campagne", a affirmé le délégué général de LaREM lors du "Grand Jury" LCI-RTL-Le Figaro.

"Ils sont libres"

"Ils n'ont pas voté une position qui est celle de la République en Marche", a insisté. Pour Christophe Castaner, il ne s'agit toutefois pas d'un "rappel à l'ordre", car les six élus macronistes qui se sont ralliés à la résolution solennelle de l'Assemblée de Corse sont "libres".

"Ils ne se sont pas trompés, ils sont libres. Vous savez le mandat impératif n'existe pas dans notre pays", a souligné celui qui est aussi secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. "Je ne suis pas là pour rappeler à l'ordre (...) Ce que je dis c'est qu'elle (la position) n'est pas conforme au discours du président de la République (...) tenu à Furiani, qui est celui de reconnaître une très grande particularité, une très grande spécificité à la Corse", a-t-il dit.

Un déplacement sensible du président en Corse

Emmanuel Macron effectue mardi et mercredi l'un des déplacements les plus sensibles depuis son entrée à l'Elysée en se rendant en Corse, où il est très attendu sur sa vision de l'avenir de l'île, 72 heures après une manifestation à l'appel des dirigeants nationalistes.

Le premier article de la résolution de l'Assemblée de Corse appelle le président Emmanuel Macron à ouvrir "un dialogue sans préalable ni tabou entre l'Etat et la Corse". Le second demande que "la Corse fasse l’objet d’une mention spécifique dans la Constitution".

Le troisième réclame le "rapprochement de tous les prisonniers condamnés pour des actes en relation avec la situation politique de la Corse" et qu'une "mesure d’amnistie intervienne au terme du règlement définitif de la question corse ".

M.P. avec AFP