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Coronavirus: Jean Castex estime que la crise sanitaire "risque de s'installer dans la durée"

Le Premier ministre, Jean Castex

Le Premier ministre, Jean Castex - Guillaume SOUVANT

Au lendemain de son communiqué annonçant le passage de Paris en zone d'alerte maximale, le Premier ministre a insisté sur le fait que "la crise sanitaire n'était pas terminée".

Il s'agissait de faire le service après-vente. Au lendemain du communiqué de Matignon annonçant les nouvelles mesures de restriction concernant Paris et sa petite couronne, désormais placés en zone d'alerte maximale, Jean Castex est revenu ce lundi lors d'un déplacement en région Auvergne-Rhône-Alpes sur cette nouvelle trajectoire.

"La crise sanitaire n'est pas terminée, elle est même en train de repartir", a prévenu d'emblée le Premier ministre. "Nous devons tous ensemble nous donner les moyens de faire en sorte qu'elle ne s'aggrave pas davantage."

"Nous prenons les mesures que la situation exige, tout en continuant à vivre, à faire en sorte que nos enfants puissent aller à l’école, que nos entreprises puissent continuer à fonctionner", a-t-il ajouté, se disant en "lien direct" avec les autorités parisiennes, qui détaillaient au même moment les restrictions dans la capitale.

"Le vaccin, ce n’est pas pour demain"

Une fois de plus, Jean Castex dit vouloir écarter "un confinement général, une mise à l'arrêt du pays", qui "produira des conséquences sanitaires, sociales et économique tout aussi graves que celle de la crise sanitaire". "C’est un défi collectif, un rendez-vous avec nous-mêmes", a affirmé Jean Castex.

"Nous continuons à aller de l’avant. (...) Parce que cette crise sanitaire risque de s’installer dans la durée", a poursuivi le Premier ministre, "Nous devons apprendre à vivre avec ce virus et à le contenir", a-t-il martelé , estimant par ailleurs que le vaccin, "ce n’est pas pour demain matin".

"Nous sommes tenus d'agir sur tous les registres", a conclu Jean Castex. "Ce n’est pas simple, pour personne, mais nous n’avons pas d’autre choix."
Par Jules Pecnard et Esther Paolini