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"Convoi de la liberté": Macron appelle "au plus grand calme"

Emmanuel Macron le jeudi 11 février 2022 à Belfort

Emmanuel Macron le jeudi 11 février 2022 à Belfort - Jean-Francois Badias

Pour le président français, "nous sommes tous collectivement fatigués par ce que nous vivons depuis deux ans".

"J’en appelle au plus grand calme", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron dans un entretien avec le quotidien Ouest France publié ce vendredi. Il était interrogé sur les "Convois pour la liberté", ces convois routiers partis de plusieurs endroits en France à destination de Paris, pour protester notamment contre le pass vaccinal.

"Nous sommes tous collectivement fatigués par ce que nous vivons depuis deux ans", a déclaré le président français, "et parfois, cette fatigue se traduit aussi par de la colère. Je l’entends et la respecte. Mais j’en appelle au plus grand calme".

Plus de 3000 véhicules en route vers Paris, malgré l'interdiction de la préfecture

Il déclare également que les "revendications des uns et des autres sont toujours légitimes" assurant que le gouvernement a "toujours préservé le droit de manifester, le pluralisme démocratique, les débats parlementaires… durant cette période". Mais selon lui, "nous avons besoin de concorde, de beaucoup de bienveillance collective".

Partis en convois de toute la France, des milliers d'opposants au pass vaccinal ou au gouvernement se rapprochaient vendredi de Paris, en dépit de l'interdiction décrétée par la préfecture de police en raison de "risques de troubles à l'ordre public". Un "dispositif spécifique" doit être mis en place "pour empêcher les blocages d'axes routiers, verbaliser et interpeller les contrevenants", qui encourent six mois de prison et 7500 euros d'amende, a indiqué la préfecture. Des véhicules blindés de la gendarmerie ont également été déployés dans la capitale vendredi après-midi.

Les manifestants exigent d'abord le retrait du pass vaccinal et défendent aussi des revendications sur le pouvoir d'achat ou le coût de l'énergie.

Dès le lever du jour, des cortèges de centaines de voitures particulières, camping-cars et camionnettes sont partis de Lille, Strasbourg ou Vimy (Pas-de-Calais) ou de Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), direction la capitale. La police a estimé dans l'après-midi leur nombre à quelque 3300 véhicules, dont un millier sur la RN20 en provenance d'Orléans et 500 sur l'autoroute A10-A11 venue du Mans.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV