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Congé deuil: Buzyn "comprend l'émoi" et reconnaît une "erreur d'appréciation"

Les députés de la majorité ont rejeté jeudi dernier un texte portant de cinq à douze jours le congé d'un salarié affrontant la mort d'un enfant mineur. Un vote qui a suscité l'indignation et entraîné un recadrage d'Emmanuel Macron.

Près d'une semaine après le vote, l'émotion est toujours vive. Les députés de la majorité ont repoussé de justesse en séance jeudi dernier un texte allongeant de cinq à douze jours le congé d'un salarié confronté au deuil d'un enfant mineur. Le vote a suscité l'indignation dans les rangs de l'opposition et au-delà, ce qui a poussé Emmanuel Macron à intervenir et le gouvernement à admettre une "erreur".

"Je n'ai pas envie de refaire l'histoire ou de refaire le match. D'abord je comprends l'émoi, l'émoi des Français par rapport à un texte qui paraît effectivement simple ou une question qui paraît simple", a admis la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn ce mercredi, invitée de BFMTV-RMC.

"C'est clairement une erreur d'appréciation"

Pour la ministre, la question "a été traitée sous un angle qui peut effectivement choquer ou surprendre, c'est clairement une erreur d'appréciation et de prise en compte de ce que représente ce moment de deuil".

Mardi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance Adrien Taquet ont reçu des associations investies sur cette thématique. Le gouvernement a proposé d'inscrire la proposition de loi à l'ordre du jour du Sénat dès le 3 mars, dans un mois.

Clarisse Martin