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Comptes de campagne de Sarkozy: "Nous avons gagné la bataille du droit", estime Debré

Jean-Louis Debré sur le plateau de BFM Politique, le 6 mars 2016.

Jean-Louis Debré sur le plateau de BFM Politique, le 6 mars 2016. - BFMTV

Invité de l'émission BFM Politique ce dimanche soir, sur BFMTV, Jean-Louis Debré, qui vient de quitter la présidence du Conseil constitutionnel, est revenu sur l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par les Sages, en 2013.

L'inimitié entre Jean-Louis Debré et Nicolas Sarkozy a-t-elle influé sur les décisions du Conseil constitutionnel à l’égard de l’ex-chef de l'Etat, et notamment du rejet de ses comptes de campagne en 2013? Invité de l'émission BFM Politique ce dimanche soir, sur BFMTV, celui qui est désormais l'ancien président du Conseil constitutionnel a tenu à rappeler le détail des faits.

"Que serait aujourd’hui le Conseil constitutionnel si nous avions voulu passer l’éponge?"

"La loi fait que les comptes de campagne sont d’abord examinés par une Commission des comptes de campagne et des financements politiques. Cette Commission a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Celui-ci a fait appel devant nous, il n’était pas obligé de faire appel. Nous avons examiné les moyens qu’il invoquait pour dire que la décision de la Commission n’était pas fondée. Nous avons jugé qu’il avait tort et que cette Commission avait bien jugé. Nous avons rendu notre décision de rejet des comptes de campagne", a détaillé Jean-Louis Debré.

"J’ai été contesté, critiqué, calomnié. Mais un an après, il y avait l’affaire Bygmalion", a-t-il souligné, avant d’interroger: "Que serait aujourd’hui le Conseil constitutionnel si nous avions voulu passer l’éponge? Je crois que nous avions bien fait. Il n’y avait dans cette affaire aucune volonté de nuire à qui que ce soit. Il y avait l’application de la loi et toutes les vérifications".

Et l'ancien président de l'Assemblée nationale de conclure: "Nous avons gagné la bataille du droit et nous avons perdu la bataille de la communication. (..) N’oubliez jamais que ne nous ne sommes pas là pour faire plaisir, mais pour dire le droit".

A.S.