BFMTV

Christophe Billan démissionne de la présidence de Sens commun

Un meeting de Sens commun.

Un meeting de Sens commun. - Dominique Faget - AFP

Dans une interview au Figaro publiée jeudi soir sur le site internet, Christophe Billan a annoncé démissionner de la présidence du mouvement conservateur Sens commun.

Interrogé par Le Figaro, dans une interview diffusée ce jeudi soir sur le site du quotidien, sur la polémique qu'il avait déclenchée il y a un mois en évoquant la possibilité de s'associer à Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Billan, président du mouvement conservateur Sens commun, a annoncé sa démission. "Je démissionne de la présidence de Sens commun." 

Il dit n'avoir "jamais tendu la main au Front national"

Après avoir salué la "loyauté" de son organisation, il poursuit: "Mais tant que je reste un point de crispation, Sens commun ne peut pas remplir sa fonction, qui est de peser sur le débat des idées. Il faut que l'on sorte de cette espèce de procès stalinien, de cette tempête dont le but est de réduire au silence Sens commun." Il laisse entendre qu'il pourrait faire des déclarations supplémentaires prochainement: "Je veux que mes mots n'engagent pas Sens commun et pouvoir dire clairement les choses. Mais je reste un adhérent fidèle du mouvement."

Christophe Billan assure qu'il n'a rien de commun avec le Front national: "Jamais, à titre personnel ou comme président de Sens commun, je n'ai tendu la main au Front national, qui constitue à mes yeux une impasse. Le FN est dans une posture de repli, dans une logique d'hystérisation du débat et de stigmatisation des personnes." 

Revenant sur les propos tenus, il explique: "J'ai répondu à une hypothèse formulée par un journaliste. Si elle revenait, seriez-vous prêt à collaborer avec elle? J'ai répondu par l'affirmative en subordonnant cette collaboration à deux conditions: son retour effectif et la rupture avec le FN."

Il appelle à une reconfiguration de la droite

Pour autant, désireux d'une "reconfiguration" de la droite, il réaffirme qu'une Marion Maréchal-Le Pen délestée du parti de son grand-père et de sa tante y aurait un rôle à jouer. 

D'après lui, cette nouvelle formule à droite devrait défendre un "État-nation, au nom de permanences qui échappent au principe marchand" devant "préserver notre souveraineté, conserver des points d'ancrage comme la culture et l'identité tout en évoluant dans un monde ouvert et évolutif".

Quant aux Républicains, dont de nombreux cadres ont critiqué sa sortie, il les appelle à sortir de leurs "contradictions". 

R.V.