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Ce qu'il faut retenir du premier débat présidentiel

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- - Capture d'écran BFMTV

Le premier débat organisé ce lundi soir entre les principaux candidats à la présidentielle a été marqué par plusieurs moments de tensions, notamment autour de la laïcité, et quand les "affaires" s'y sont invitées.

> Les participants ont critiqué l'absence de six candidats

Dès les premières minutes du débat, plusieurs participants ont regretté que les onze candidats n'aient pas été tous conviés. "Nous sommes 11 candidats, il y en a cinq ici, cela pose une question démocratique", a affirmé en préambule François Fillon. Une opinion partagée par Emmanuel Macron et Marine Le Pen. "Je partage les propos qui ont été tenus pour les autres candidats absents de ce débat", a ensuite affirmé le candidat d'En Marche. Marine Le Pen a quant à elle jugé que la chaîne "s'honorerait à organiser un débat dans les mêmes conditions" pour ces autres candidats à l'élection présidentielle. 

> "Je n'ai pas besoin de ventriloque": Macron répond à Le Pen sur le burkini

Lors de la première partie du débat, la question de la laïcité et du burkini ont donné lieu à de vifs échanges, en particulier entre Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen a accusé son adversaire d'En Marche! d'être favorable au burkini, tandis que celui-ci lui a reproché d'utiliser cette question pour diviser les Français. 

"Il y a quelques années il n’y avait pas de burkini sur les plages, je sais que vous être pour Monsieur Macron", a lancé la présidente du Front national. "Madame Le Pen, vous serez gentille, je ne vous fais pas parler, je n’ai pas besoin d’un ventriloque, je vous assure, tout va très bien. Quand j’ai quelque chose à dire je le dis clairement, c’est mon habitude", lui a opposé le candidat d'En Marche!.

> Macron attaqué par Hamon sur le financement de sa campagne

Benoît Hamon a attaqué Emmanuel Macron sans le nommer. Le candidat socialiste a demandé des "engagements clairs", insistant sur la "clarté avec laquelle nous montrerons que nous n'avons pas de dons de personnes qui appartiennent à des grands groupes et qui pourraient demain nous ligoter". Une pique reçue cinq sur cinq par le candidat d'En Marche!, pris à partie plusieurs fois au cours du débat. Emmanuel Macron a expliqué que "32.000 personnes" avaient fait un don pour sa campagne, les dons allant de "1 à 7.500 euros", et leur moyenne se situant autour de 50 euros.

"Je vous fais confiance", a répondu Benoît Hamon, qui a toutefois demandé à son rival de prendre "l'engagement" qu'il n'y avait pas parmi ses donateurs des cadres "d'entreprises pharmaceutiques" ou "pétrolières". "Je prends l’engagement de n’être tenu par personne. Je suis libre, le financement est transparent", a alors répondu Emmanuel Macron.

> Les affaires s'invitent dans le débat

Alors que les affaires minent la campagne, elles se sont sans surprise invitées dans le débat. En particulier à deux reprises. La première fois, quand Jean-Luc Mélenchon a appelé à ne "pas mettre tout le monde dans le même sac". "Seuls monsieur Fillon et Madame Le Pen sont concernés. Ne nous mettez pas dans le même sac. Les électeurs pourraient récompenser les vertueux et châtier ceux qui le sont moins" a-t-il déclaré, rappelant que seules "deux personnes [...] ont des choses à se reprocher".

La deuxième fois, quand Benoît Hamon a attaqué son adversaire des Républicains. Alors que François Fillon critiquait son programme, et notamment le revenu universel, Benoît Hamon a fait allusion recouvrant sa voix, aux faits reprochés à son adversaire. "Vous êtes très fort en soustraction, un peu moins en addition quand il s'agit de votre propre argent!", a-t-il lancé. 

> Macron jugé le plus convaincant

D'après un sondage Elabe pour BFMTV, 29% téléspectateurs ont jugé que Emmanuel Macron a été le plus convaincant, devant Jean-Luc Mélenchon (20%). Marine Le Pen et François Fillon se partagent la troisième place (19%) alors que Benoît Hamon ferme la marche (11%). 

Charlie Vandekerkhove