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Castex appelle les anti-masques "à l'esprit de responsabilité": "Qu'ils pensent aux autres"

Le Premier ministre français Jean Castex lors d'une visite du CHU de Montpellier, dans le sud de la France, le 11 août 2020

Le Premier ministre français Jean Castex lors d'une visite du CHU de Montpellier, dans le sud de la France, le 11 août 2020 - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Le Premier ministre a appelé les groupes refusant de proter des masques pour lutter contre le coronavirus à réfléchir aux risques qu'ils faisaient courir à leurs familles et aux soignants.

"Qu'ils pensent aux autres". Interviewé ce mercredi matin sur France Inter, le Premier ministre Jean Castex a été interrogé sur les "anti-masques" en France, ces personnes qui refusent de porter un masque de protection afin de limiter la propagation du coronavirus, malgré leur caractère désormais obligatoire dans de nombreux lieux.

"Il faut expliquer à toutes les Françaises et à tous les Français, y compris les anti-masques, que le masque est extrêmement utile", a expliqué le Premier ministre. "Et à la limite, s'ils ne le croient pas pour eux-mêmes, parce que ils se pensent invincibles, qu'ils pensent aux autres".
"Parce que l'on se sent soi-même invincible et qu'on n'a pas besoin de masque, on va aller contaminer les autres? Non, j'appelle à l'esprit de responsabilité", a lancé le Premier ministre.

Des personnes vulnérables dans toutes les familles

Présenté comme inutile pour le grand public les premières semaines de l'épidémie, le masque est devenu une protection obligatoire dans plusieurs zones en France. Selon les données actuelles, le coronavirus se transmet par les sécrétions buccales expulsées lorsque l'on parle, éternue ou tousse. Le port du masque permet de limiter la diffusion de ces postillons.

Afin de continuer d'enrayer la propagation du coronavirus de cette façon, Jean Castex rappelle aux anti-masques qu'ils "ont tous sans doute dans leur famille des personnes vulnérables, des personnes âgées, des personnes atteintes de pathologies qui les rendent plus sensibles au virus". "Qu'ils pensent à ces hospitaliers, à ces infirmières, à tout ce personnel médical et paramédical, que peut-être les mêmes ont applaudi pendant des mois", ajoute-t-il.

Des anti-masques se sont rassemblés ces dernières semaines en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore aux États-Unis. En France, le mouvement, plus timide, se retrouve surtout sur les réseaux sociaux, et se nourrit souvent d'idées complotistes.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV